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mardi 31 janvier 2023

Le Cap des Teches à 1576 m sur la crête de Cornudère, à ski de randonnée sur des petites montagnes... (ou Paloumère à ski de randonnée alpin)

    En allant visiter les montagnes de Cornudère dans le massif de Paloumère (31), l'objectif était d'aller skier sur des montagnes accessibles à cette pratique que quelques semaines par an et ainsi se promener sur des versants qui ont aussi beaucoup d'attraits, malgré leur modeste altitude. Le Cap des Teches (1576m) et le Tuc de Haurades (1554m) sur la longue crête de Paloumère-Bellongue ont le mérite également d'offrir un vaste panorama sur les montagnes du Couserans, la Maladetta, le Luchonais et du Cagire dans la perspective du pic du Midi de Bigorre, sans oublier le piémont.

Photo 1 : En montant sur les dernières pentes... 

Photo 2: La cabane de Roque Pi vers 1380 mètres d'altitude. Ambiance hivernale...

    Ce qui me plaît aussi dans ces conditions optimales c'est de partir pratiquement du hameau de La Baderque (les premiers lacets au-dessus à 850-900 mètres d'altitude) en remontant la route enneigée jusqu'au parking de la fontaine de l'ours à 1194 mètres. Si la route est fermée à la circulation ce qui n'est pas toujours le cas, mais on pourrait le souhaiter, la neige tiendra forcément plus longtemps. De là, on peut se lancer sur la piste forestière (dans cette forêt qui n'a pas accueilli que des randonneurs...), plus enneigée et fermée à la circulation qui nous mènera à la coume de Hiournède. Le paysage s'ouvre désormais sur les pâturages. On gagne alors rapidement la cabane de Roque Pi par des pentes très modérées tout en longeant, à notre gauche, les versants plus raides de la face nord du Cap des Teches. De la fameuse cabane, il n'y a qu'à remonter plein sud, sur 150 mètres de dénivellation, le versant qui nous nargue jusqu'au petits sommets sus-mentionnés, passant devant les enclos à bestiaux juste sous le petit col d'entre les deux sommets.

Photo 3 : En redescendant par la piste.

Photo 4 : En face du refuge...

    

Photo 5: Le Cap des Teches

Photo 6:  Le Tuc de Haurades au fond...

    Voilà il ne s'agissait pas de faire de grandes embardées, mais la descente dans la forêt ainsi que sur la route procure un réel plaisir surtout si, comme c'était le cas, ce week-end, les arbres sont vêtus de la couverture neigeuse abondante. L'endroit est alors réellement féérique... Deux jours après, avec un redoux, la forêt a changé d'aspect, et même si la descente jusqu'au parking est toujours aussi agréable, les pentes nord plus hautes vers les sommets sont l'autre attrait. Et aujourd'hui, en fin de journée, il était dix sept-heures, là-haut, j'étais tout seul et les courbes et jeux de lumières sur les pentes donnaient leur effet maximal, sous la surveillance discrète de la lune qui était déjà de sortie. 

samedi 1 janvier 2022

Du col du Puymorens (1915m) au Pas de la Case (2090m) à ski en passant par les mines du Puymorens.

 Voilà, ça faisait longtemps que je voulais emprunter cet itinéraire à ski (mais à pied aussi), reliant deux stations de ski que je connais bien, par des espaces qui aujourd'hui n'étaient franchement pas fréquentés. L'ensemble est formé de beaux versants accueillants tous skiables (ça n'engage que moi), et cette haute vallée de l'Ariège est un vrai terrain de jeu, aussi l'hiver. C'est un itinéraire un peu (beaucoup) en forme de montagnes russes avec deux ascensions à l'aller, puis au retour car j'avais laissé la voiture à la croisade (carrefour de la route qui monte au Pas et de celle du Puymorens) et son ancien bâtiment des douanes qui date de 1937 (date à vérifier).

Photo 1 : Les bâtiments des fameuses mines du Puymorens dont minerais étaient acheminés jusqu'à l'Hospitalet près l'Andorre où ils étaient transbordés sur le train. En arrière plan, la suite de l'itinéraire et le versant du pic dels Pédrons (2715m), ce dernier qu'on ne voit pas, qu'il faudra remonter.

Photo 2 : Juste au départ...

 Mais ce versant du bac de l'orri de Vinoyala puis du bac de la Llata (en fait le même versant), au dessus de la Croisade, est tellement agréable à skier, toujours enneigé que je voulais terminer avec lui. Du coup, j'ai commencé par le remonter à une heure un peu tardive (réveillon oblige...) pour rejoindre la piste de ski de la mine de la station de Porté-Puymorens et monter sur le promontoire (vers 2300m d'altitude) au dessus des mines, à la droite du télésiège en montant, car je me suis méfié du versant nord abrupt de celui-ci. La descente sur les mines du Puymorens (vers 2100m d'altitude) a été finalement très facile et surtout j'ai trouvé la vue plongeante sur les vieux bâtiments tellement belle que cela aurait presque suffit à la journée. La descente s'est poursuivie jusqu'au ruisseau qu'il a fallut franchir pour remonter en face sur le versant nord du pic dels Pedrons dans la coume dels Pédrons. Sur le premier relèvement abrupt de la ligne de crête, j'ai basculé par une petite traversée sur le versant qui domine d'abord le très tentant bassin versant du ruisseau del Boc den Morer (directement au dessus des postes frontières), puis la ville du Pas de la Case pour skier jusqu'à la frontière marquée par le torrent de l'Ariège et face aux locaux des engins de déneigement de la commune de Porta de la rive droite.

Photo 3 : Depuis le sommet du bac de l'orry de la Vinyola. À gauche le promontoire au dessus de la mine, à droite la vallée de la Coume d'en Garcie visitée hier et au milieu la vallée de l'Ariège avec en face la soulane d'Andorre...

Pour le chemin du retour, je voulais absolument aller jusqu'au col du Puymorens, donc pas de traîne pour remonter le versant à peine descendu... puis celui de la mine dans lequel je me suis engagé en traversée parfois un peu raide depuis un peu plus haut pour aboutir bien au-dessus des bâtiments et n'avoir que peu à faire pour aboutir sur le promontoire de l'aller. Là, tout devient plus simple car on récupère une piste verte puis bleue de la station qui vous mène directement au col du Puymorens en 20 minutes. L'ensemble de cet itinéraire est assez proche du sentier estival qui lie les deux endroits. Mais comme je n'en avais pas assez et que surtout je voulais aller jeter un coup d'oeil aux restes du vieux téléski historique sur le versant ariégeois du col, j'ai poursuivi finalement, longeant la route pour ensuite remonter dans les arbres le long des vieux pylones. Voilà, j'ai à nouveau récupéré la piste descendue juste avant pour quelques centaines de mètres avant de basculer pour l'ultime descente alors que le soleil avait disparu derrière les lignes de crêtes andorranes du port d'Envalira. 

Photo 4 : L'entrée du Pas de la Case. Beaucoup diront que c'est moche, que c'est une vérue dans la montagne... Certes, j'avoue que finalement, même si rien n'y est parfait, qu'il y a beaucoup de monde, que ce n'est qu'un vaste supermarché, en tant qu'objet géographique, avec sa toponymie et ses enseignes pyrénéennes, et bien j'aime bien...


Photo 4 : Les pylones du fameux vieux téléski

J'étais alors complètement seul, il faisait plus frais, la soulane d'Andorre en face presque lointaine, me semblait bleue, comme tout le reste du paysage finalement complètement ouvert... L'espace et le temps semblaient éternels et c'était alors proprement fantastique.



Et puisque la montagne n'est pas simplement un terrain de jeu, vous pouvez regarder le très intéressant documentaire La maison des cimes de Johanna Bedeau sur la non moins intéressante expérience du même nom visant à lutter contre la désertification qui frappe le village de l'Hospitalet près l'Andorre par une expérience sociale d'accueil de mères isolées avec leurs enfants, le temps de se reconstruire.

vendredi 31 décembre 2021

Ski de printemps en décembre à la Tossa Rodona (2601m) et la Porteille de la Coume d'En Garcie (2534m) depuis le col du Puymorens dans les Pyrénées-Orientales.

 L'endroit est connu de beaucoup et pour cause. En partant du parking du col du Puymorens (1915m), il n'y a qu'à remonter la vallée de la Coume d'En Garcie et de son torrent l'Exergue qui se jette dans l'Ariège juste en amont de l'Hospitalet près l'Andorre. En deux heures, plus ou moins, à ski, vous serez au sommet, contemplant le vaste panorama sur les hautes montagnes de la haute vallée de l'Ariège, la station de ski de Porté-Puymorens, le port d'Envalira et même au loin au nord, quelques monts du Massif Central, difficiles à identifier ceci-dit, et la plaine de l'Ariège. Les pic Pédrous et de la Coume d'Or sont en face majestueux, mais pour ce dernier, dans un enneigement insuffisant ce jour pour y accéder à ski... Il est vrai que les perpétuelles pluies de ce début de semaine ont bien fait fondre le manteau neigeux, mais avec les gelées nocturnes depuis et le beau temps, la neige s'est transformée et on se croirait en un beau mois d'avril. 

Photo 1 : Depuis la porteille de la Coume d'En Garcie. À droite, le pic de Trespunts (2624m), au fond, à gauche, le domaine skiable de la station de ski de Porté-Puymorens et la route qui monte au col du Puymorens.

Photo 2 : Depuis le sommet de la Tossa Rodona. Vue sur le pic Pédrous (2842m) et le pic de la Coume d'Or (2824m) à droite.

Photo 3 : L'étang de la Coume d'Or, depuis la porteille de Cortal Rosso

Ce site pourrait presque fonctionner comme une station verte tant la pratique de pleine nature est aisée et agréable. Vous n'y serez donc pas seuls, et de nombreux randonneurs à raquettes vous côtoieront... Pour eux, c'est quand même plus long... Il faudrait simplement qu'un investisseur reprennent les murs des vieux hôtels du col (mais je crois qu'un projet est en cours) pour en faire une infrastructure d'accueil. Le parking est plein et montre la connaissance de ce lieu et sa fréquentation (espagnols comme français) pour les pratiques de plein air avec un enneigement souvent garanti. De la porteille de la Coume d'En Garcie, le sommet de la Tossa est ensuite tout près à moins de 10 minutes, à gauche en montant. Vous pouvez également choisir d'ajouter, en un petit quart d'heure, une prolongation vers l'étang de la Coume d'or, juste en contrebas de la porteille de Courtal Rousso au sud ouest. En tout cas, mais cela n'engage que moi, c'est une vallée idéale pour l'apprentissage du ski de randonnée, car par temps clair, pas besoin de balises GPS ou de GR... Le seul élément qui a été pénible, fut d'entendre, de temps en temps, la sono de la station de Porté jusqu'à assez haut dans la montagne. Pour tout dire, cela me semble vulgaire et même d'un autre temps. On n'en a pas besoin pour amener des gens dans ces espaces...

Photo 4 : À l'approche d'une arrivée tardive (oui la veille, en raquette... mais définitivement je préfère le ski...) vers le col du Puymorens. Vue vers l'est et le massif de la Soulane d'Andorre avec le pic de la Cabanette. 

En fait la descente est surtout intéressante dans la partie supérieure de la vallée car la première partie reste assez peu pentue, jusqu'à un peu avant le parking final de la piste qui monte rive droite au pied du petit lac dont je ne connais toujours pas le nom car je ne sais même pas s'il y en a un (pas sur la carte IGN en tout cas). Mais on y trouvera tout de même du plaisir à descendre à travers les sapins. À titre personnel, j'ai préféré (comme beaucoup) passer par la rive gauche car elle reste en cette saison longtemps à l'ombre ce qui garantit quelque peu du risque des avalanches, ce qui n'est pas le cas de l'autre côté où une belle coulée, avec toute l'épaisseur du manteau neigeux, en plaque, s'est détachée depuis le pic Mercader, dévalant tout le versant et s'arrêtant à quelques mètres de la piste.

Ce site du col du Puymorens est un site historique de la pratique du ski dans les Pyrénées catalanes et ariégeoises. D'une part, il est cerné par les deux gares de l'Hospitalet près l'Andorre et Porté-Puymorens de part et d'autre du tunnel ferroviaire et les premiers skieurs avant la Seconde Guerre mondiale pouvaient venir à ski depuis les gares, la première route ayant franchit le col en 1914. D'autre part, vous apercevrez en montant par le côté ariégeois les vestiges d'un des premiers téléskis de la station qui date de l'après-guerre et dont la station de départ toute rouillée, est bien visible non loin de la route. Enfin, un petit téléski, artisanal, j'oserai dire, est toujours présent à droite sur la montée toujours par le côté ariégeois, peu avant le col en contrebas. C'est ici personnellement, que sont localisés mes premiers émois alpins mais surtout je suis loin d'être le seul dans ce cas-là. Pour cela, il est très intéressant de regarder/lire le DVD/livre Filmer les Pyrénées : une montagne au fil des saisons, à partir de films amateurs et documentaires d'archives privées, s'organisant autour des activités humaines (le tourisme et les sports d'hiver notamment).

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lundi 29 mars 2021

Ski de printemps au pic du Midi de Bigorre (2872m) ...

 Le pic du Midi de Bigorre (2872m), dans les Hautes-Pyrénées, est célèbre pour son observatoire construit à son sommet à partir des années 1870 et il est visible à des kilomètres à la ronde avec son antenne télé de 102 m de hauteur qui le chapeaute. La majorité des gens y monte par l'impressionnant téléphérique (mais là c'est fermé...) depuis la station de ski de La Mongie, pour son formidable panorama, peut-être le plus beau des Pyrénées. D'autres y vont également pour redescendre à ski de randonnée le versant sud car c'est un grand classique dans la chaîne. La montagne est fréquentée, et... depuis des lustres aussi par les bergers. On a retrouvé également (mais c'est pas moi) des pointes de flèches datant du néolithique col de Sencours.... En cette fin de mois de mars, avec un enneigement à partir de 1700-1800m, et des chaleurs presque estivales, on se serait cru au début du mois de mai ou au retour d'une expédition lointaine sous les tropiques. 

Notre itinéraire a débuté ski aux pieds à la station de ski de la Mongie jusqu'au col du Tourmalet où nous avons chaussé les crampons jusqu'au sommet, en suivant la piste qui surplombe le lac d'Oncet pour déboucher au col de Sencours et entamer la partie finale de l'ascension qui m'a fait un peu comprendre que je n'étais pas en si grande forme que ça... Juste en dessous du sommet, le déneigement d'une partie de l'itinéraire nous a obligé à déchausser sur une cinquantaine de mètres avant de repartir et de basculer sur la vallée de la Coume du pic, plein est, à partir du sus-mentionné col de Sencours, pour aboutir en aval de la cabane d'Arizès par une ultime coulée de neige préservée et skiable. Nous étions seuls. La descente fut tellement délicieuse dans cette neige de printemps que la dernière petite heure de portage, en passant par les jolies cabanes de Tramazaygues, jusqu'au parking au dessus d'Artigues dans la vallée de Campan fut elle aussi un plaisir : on pouvait régulièrement se retourner et admirer la belle montagne qu'est ce pic du Midi qui domine assez nettement cette vallée. Alain notre guide a ensuite pu ramener nos chauffeurs-skieurs vers le point de départ pour récupérer les voitures. Et comme il m'a dit "belle journée avec une bonne équipe!".

Photo 1: Depuis le col de Sencours à 2378m. Encore 500 mètres à gravir (mais aussi à descendre...)


Photo 2 : Lors de la descente par a vallée d'Arizès, en se retournant. On sent une présence derrière soi, un peu comme volcan parce que cette montagne semble si vivante.

Photo 3 : Le massif du Néouvielle est donc devant et à droite les hauteurs de Gavarnie et du Mont Perdu.

Nous n'étions pas nombreux à être partis de La Mongie, ce qui n'était pas le cas de l'autre côté du col de Tourmalet (versant de Barèges), où les voitures garées le long de la route et les files de skieurs parties à l'assaut des cimes étaient plus nombreuses également. 

Photo 4 : La vallée de la Coume du pic

 Ce que j'ai trouvé exceptionnel en même temps que le plaisir évident de skier dans la neige de printemps (et il me semble que le ski de randonnée c'était d'abord du ski de printemps, et qu'il n'y a pas que la poudreuse dans la vie), c'est de le faire dans un cadre avec un panorama si exceptionnel, si ouvert sur un versant qui domine tant les autres autour. La vue embrasse quasiment tous les grands massifs pyrénéens, à commencer par le beau Néouvielle devant et le complexe Gavarnie-Mont Perdu juste derrière et du sommet en regardant vers le nord, c'est la plaine et le piémont. Le départ de la descente, lorsqu'on s'élance, est assez magique.


Photo 5: Au col ...

Pour ceux que cela intéressera, 5 heures de montée et 1100 m de dénivellation. Mais au fond, je m'en fous un peu...

Bien plus intéressante, sera la lecture du petit livre de J.C.Sanchez, aux éditions Cairn, Petite histoire du pic du Midi de Bigorre.

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vendredi 19 mars 2021

Le Montsegu (2354m) sur les hauteurs des Agudes

Ceux qui ont l'habitude de fréquenter les stations de ski, connaissent la fameuse piste de la vallée blanche à Peyragudes, du côté des Agudes, en Haute Garonne. Celle-ci aboutit dans un virage sous la station, et son accès débute avec le télésiège de Serre Mourène. La moitié inférieure de la vallée est ainsi skiable. En montant au sommet du Montsegu par la crête qui sépare les deux domaines et passant par son point culminant le Cap des Hittes à 2368 mètres, on peut visiter et skier dans les combes du haut dans la partie supérieure de cette vallée. 
Sur le site de géoportail, le Montségu apparaît comme le point culminant à la place du Cap des Hittes, ce qui est le contraire sur ma vieille Top 25. En ce jeudi 18 mars, à cause de l'enneigement déficient, seule la partie supérieure pouvait être descendue jusqu'au lac du Laouay et un peu plus bas à peine. Mais la neige était bonne et les combes séduisantes. En fait, il s'agit d'une très belle descente.
Vers le sud, on peut observer la crête des 6 pics qui ferme la vallée et qui constitue pour des personnes très aguerries un bel objectif, ce que l'on constatera ce jour avec la trace d'un couple virevoltant. 

Photo 1: À mi descente.


Photo 2 : Du point culminant de l'itinéraire. Le départ de la descente se fait entre les deux sommets de la crête. Au fond, le pic de Nord Nère (2854m).


Photo 3 : Depuis la station de Peyragudes, au premier plan le télésiège de Cap de Pales. L'itinéraire à la montée rejoint le dôme au second plan (point culminant de l'itinéraire) avant de redescendre de l'autre côté. Il remonte ensuite à l'arrivée du téléski pour faire une boucle d'environ 1050 mètres de dénivellation. La crête des 6 pics est à gauche.

    On fera juste pour commencer la descente une petite faute de carre et vérifier que la poudreuse est bien là, confortable au moment de la chute... Oui elle est bien là... 

Merci T... pour cette journée.

jeudi 14 janvier 2021

Pic du Freychet (2061m) à Guzet : une station pour nous tout seul

 "Ça finira par se refroidir" disait un célèbre penseur de ce début de 21ème siècle. Oui, ça c'est un peu refroidit et aussi avec cette pandémie, les stations de ski sont fermées en France. Alors si effectivement pour les petites comme Guzet, dans le Couserans ariégeois, c'est quand même triste... On peut toujours venir pour profiter des domaines skiables. L'ambiance est particulière, car on est vraiment seul, et un retour tardif permettra d'admirer les jeux de lumière et d'ombre sur les versants...

Photo 1: Descente du Freychet (2061m) sur son versant nord-ouest.

Photo 2: Depuis la crête du Cap de Guzet, vue sur le versant nord-ouest du Freychet.

Photo 3: En redescendant vers Prat Mataou, vue sur le Mont Béa (1903m) qui émerge des nuages...

    Ici, à Guzet, c'est la célèbre piste noire du Freychet qui était notre objectif en partant du col de Latrape (1110m) quasiment mille mètres plus bas. Quelques voitures sur le parking, et vite on commence à remonter les premières pistes qui font l'attrait de cette station en naviguant le long des feuillus avant d'atteindre les chalets de Prat Mataou vers 1500m d'altitude. De là, on poursuivra par la piste qui nous amène au sommet du télésiège du Picou avant de redescendre vers le pied du pic du Freychet et son imposante face nord est... Il n'y a plus qu'à la gravir, lentement... sans oublier de regarder vers l'ouest le Mont Valier qui vous accompagne. Vers le nord, on devinera clairement la ville et l'évêché de Saint-Lizier, encore dans la neige. Et si vous n'en avez pas assez, la possibilité est offerte pour redescendre dans la poudreuse dans le vallon de Gérac au sud.

Merci T.



Photo 4 : Il n'y a qu'à lire la pancarte pour savoir où on est... On attend tout de même la réouverture des bars et des restaurant car au col de Latrape, l'ambiance est chaleureuse, notamment


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dimanche 3 janvier 2021

Le Tuc de l'Étang (1816m) au Mourtis, à ski de randonnée alpin, ou les sports d'hiver au temps du covid.

L'époque est quelque peu bizarre... En ces temps de covid, et de réchauffement climatique, nous allons skier sur des pistes de station (pyrénéenne) pour profiter de la faible fréquentation, liée la fermeture des remontées mécaniques. On pourra alors redescendre une piste bleue bien nommée la verte... 

Photo 1: Le versant sud de la station...

Mais du sommet de la petite mais agréable station du Mourtis, sur le Tuc de l'Étang, à 1816 m, le panorama me parait toujours aussi exceptionnel avec les montagnes du Couserans, le point culminant des Pyrénées au massif de la Maladeta, celui du Luchonnais, le Cagire juste en face et assez majestueux, et au loin, celui du Néouvielle et le pic du midi de Bigorre figure tutélaire...

Photo 2 : L'ultime descente...

Photo 3: Les repères sont brouillés...

Photo 4: Nous n'étions pas très nombreux en effet...

Toutes les photos sont de Guillaume (en fait non pas toutes à la réflexion...)

dimanche 15 mars 2020

Pic Negre d'Envalira (2825m) à ski depuis le Pas de la Casa





Le pic Negre d'Envalira, sur la frontière franco-andorrane, domine par son versant nord la station de ski et la petite ville du Pas de la Casa en Andorre. Il est bien visible et a belle allure. Mais son ascension par ce versant, quasi entièrement en France, à ski de randonnée alpin peut s'avérer compliqué à qui ne connait pas la montagne. En effet, si le départ côtoie les pistes du domaine skiable, dès qu'on laisse la proximité des remontées mécaniques, après avoir dépassé l'étang de Font Negre (2261m), deux cols à dépasser (en fonction de l'itinéraire) peuvent s'avérer problématiques. Le premier col, sans nom sur la carte IGN, au sud du pic de Font Nègre (2660m), est assez raide dans sa partie finale. Mais surtout c'est le col des Isards à 2654 m qui est le plus sérieux car de nombreuses corniches de neige surplombent le versant raide et il faut bien que la neige soit de bonne qualité pour s'y aventurer.

Photo 1 : Les corniches du col des Isards (versant nord).
Photo 2 : Depuis le col des Isards, vue sur le sommet du pic Nègre d'Envalira à gauche.
Photo 3 : Bon tout de même voici ce fameux col des Isards... Le versant nord.
Photo 4 : L'itinéraire joue longtemps avec la frontière, un peu au dessus de l'étang de Font Nègre...
Photo 5: Tout au fond en plein centre de la photo, le pic Negre d'Envalira. Devant lui la muraille d'immeubles marque aussi la frontière matérialisée par la rivière Ariège qui coule au pied de ces immeubles...
Voilà, nous avons choisi de monter par la droite du pic de Font nègre et arrivé au premier col de poursuivre par la crête en déchaussant. Pour la descente, nous sommes passés par le col des isards et avons continué par le vallon de gauche. Je dois bien reconnaître, que n'étant pas hyper expérimenté mais sachant quand même bien skier, j'ai été un peu impressionné avant de basculer depuis le col des isards... Impressionné aussi par un Pas de la Casa vide en cette avant-veille de confinement...
(On peut peut-être rappeler en citant M.Chevalier La vie humaine des Pyrénées ariégeoises, 1956, p.964, que "À partir de 1907, on construisit d'abord une route du Puymorens au poste frontière du pas de la Casa (2100m), au pied du col; le tronçon situé en territoire andorran ne fut achevé qu'en 1933. )

Enfin, une fois sur la crête, la dernière partie de la montée vers le sommet est facile. Il est toujours aussi possible de descendre une partie du versant sud-sud est, passant à proximité du joli étang nègre, et d'admirer la vallée qui descend vers Porta, avec une vue imprenable sur le Campcardos (2905m) et la belle porteille Blanche d'Andorre (2517m). Plus loin, c'est le Canigou, le Carlit, le Puigmal, la Sierra del Cadi et vers l'ouest les montagnes d'Andorre. Tout ce versant est aussi attirant et je n'aurais qu'envie d'y revenir. Hein G...?

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Photo 6: L'itinéraire par G.

mercredi 12 février 2020

Pic dels Pedrons (2715m) à ski de randonnée dans la haute vallée de l'Ariège

Le pic dels Pedrons (de pedra pierre en catalan?) et ses 2715m, est cette montagne, entièrement dans le département des Pyrénées orientales que l'on contourne par la route en montant au Pas de la Casa, une fois passé le virage (et le grand parking sur la gauche en montant) et le pont (1875m) qui enjambe le ruisseau de baladrar, avant le poste frontière. Elle domine le Pas de la Casa par un long versant assez doux à l'est-sud-est et permet par notre itinéraire (depuis le parking sus-mentionné) une ascension (et donc descente petit malin) d'environ 800 mètres de dénivellation.

Photo 1: Photo prise vers 2150m d'altitude. Au fond bien sûr, le pic dels Pedrons. Le Pas de la Casa est derrière la crête et à gauche on aperçoit les pics de Font Negra (2870m au maximum). Ça pourrait faire penser à un volcan endormi...  Notre première descente est passée par la partie gauche du versant dans des petits couloirs assez peu pentus. Puis nous avons pris à flanc pour passer au dessus du petit lac (coté 2371m) situé dans un des creux sur la partie droite du versant. Nous sommes remontés sur la partie ombragée pour faire une ultime descente.
Elle ravira tous les amateurs de ski de randonnée, des débutants que l'on pourra emmener là-haut, ou expérimentés qui se lanceront dans le couloir sud qui domine la station du Pas de La Casa. Toutes les nuances entre les deux seront possibles. Enfin, si vous avez pris des crampons dans le sac, vous pourrez aller réellement jusqu'au sommet en franchissement la crête qui suit la petite épaule (cotée 2670m sur la carte IGN) où vous aurez laissé probablement les skis. Alors en ce mois de février si doux, et bien que la neige se soit très vite transformée, j'avais les bonnes chaussettes, à nouveau des rondelles sur les bâtons (merci S.), et c'est quand même mieux, et un compagnon de route motivant.
Du sommet, le panorama est assez vaste, des confins de l'Aneto au Canigou (bien enneigé en ce jour) et une place de choix pour les sommets alentours et la partie supérieure de la vallée de l'Ariège et la Soulane d'Andorre à l'histoire plus tourmentée, en face. On ne manquera pas non plus les vestiges de la mine du Puymorens adossés au versant du Pic de la Mine du Puymorens, autre grand classique du ski de randonnée dans le secteur, sur la rive droite.
On peut penser aussi qu'ici à la croisée des influences atlantiques et méditerranéennes, la neige est toujours (ça n'engage que moi) au rendez-vous. Ceci n'est pas un guide et n'engage que celui qui lira ces notes.

Photo 2 : Le pic dels Pedrons, depuis en dessous le port d'Envalira (2407m). On voit bin le versant assez doux qui descend sur le Pas de la Casa (que nous ne voyons pas...heureusement...). Le couloir mentionné plus haut est nettement visible entre l'épaule et le sommet. (Photo de Guillaume)
Photo 3: Le même pic (... hahaha) depuis le port d'Envalira. On aperçoit quelques pylônes des remontées mécaniques de la station de ski du Pas de la Casa. (Photo de Guillaume aussi)
Il est tout aussi facile d'y accéder par la route nationale 20 depuis l'Ariège et on peut toujours penser que les découpages administratifs parfois reposent sur des faits historiques anciens qui peuvent nous dépasser. On peut aussi regretter le développement intempestif de cette partie de la vallée et la pollution pas que sonore qui en découle.

Photo 4: Notre itinéraire en vert... (par Guillaume)
Si on n'a pas de ski, on peut toujours en louer à Ax les Thermes en montant, au centre de la ville chez SKI sensation. Franchement ils sont agréables et moins chers qu'à Toulouse. On peut même visiblement réserver les skis par internet... www.skisensation.fr  ou 0561019893


samedi 23 novembre 2019

Pic de Tarbesou (2364m) à ski de randonnée alpin

Le pic de Tarbesou (2364m) domine la station de ski d'Ascou-Pailhères dans l'est du département de l'Ariège, au-dessus d'Ax les Thermes. Il s'observe de loin mais surtout le panorama depuis le sommet est exceptionnel car il court du Mont Valier à l'ouest, à Toulouse et la Montagne noire au nord, jusqu'à la mer Méditerranée nettement visible dans ses pourtours à l'est. Par temps clair, je serais curieux de savoir d'ailleurs s'il ne serait pas possible de voir jusqu'à Marseille... On peut toujours rêver...  La vue au sud sur les étangs Noir et Bleu ainsi que celui de Rabassoles est très belle également.

Photo 1 : De bon matin, depuis Goulours en montant d'Ax les Thermes depuis l'ouest, vue sur le pic de Tarbesou.

Photo 2 : En haut de la piste de Mounegou. À gauche, c'est la crête qui monte au sommet et dans l'ombre du fond de la vallée, le départ de la station d'Ascou en samedi 16 novembre. (Photo de Guillaume)
Son ascension ne m'a pas paru compliquée par le versant de la station. Depuis le parking du bas (1500m), il suffit de remonter les pistes de ski, via le téléski de Mounégou, jusqu'à la crête de Mounégou au sud du picou de Mounégou et ensuite poursuivre la crête du même nom jusqu'au sommet. Nous avons choisi, comme d'autres qui étaient là aussi ce jour-là, de redescendre le versant est qui donne sur Mijanes, en rejoignant le col juste avant le pic de la Coumeille de l'Ours au sud-est avant de poursuivre la descente. Nous sommes ensuite remontés sur la crête de Mounégou pour redescendre sur la station.

Photo 3 : (Photo de Guillaume) Au fond à droite c'est le pic de Tarbesou. Voici donc le versant est que nous avons skié avant de remonter par la droite vers la crête de Mounégou. (Photo de Guillaume)
En somme, c'est un sommet facile et parfait pour débuter la saison.

dimanche 17 mars 2019

Pic de la Mine du Puymorens (2683m) à ski.

Il s'agit là d'un classique du ski de randonnée alpin dans le secteur Pyrénées-orientales/Ariège, au dessus de Porté-Puymorens ou de l'Hospitalet près l'Andorre. On y retrouvera forcément des récemment initiés ou débutants, des habitués qui se refont plaisir, des compétiteurs de ski alpinisme qui s'entretiennent, des gens à raquettes... En tout cas, vous n'y serez probablement pas seuls. Mais qu'importe, même si le sommet ressemblait à une bodega catalane, au dessus de l'arrivée du télésiège de la mine de la chouette station de ski de Porté-Puymorens, indéniablement on est en pleine nature et dans la bonne humeur partagée. Le panorama porte des confins du Puigmal dans les Pyrénées-Orientales (la crête du Carlit/pic Oriental du col rouge faisant écran) au massif de la Maladeta et la Montagne noire au nord... Rien que pour ça.

Photo 1: À gauche, le sommet du pic de Font Frède (2737m), et à droite le pic de la Mine du Puymorens...  Entre les deux, le pic de les Valletes (2814m) (Photo de G.)
Le classique est de partir du col de Puymorens (1915m) mais avec G. (pas le même), nous avons préféré partir de la croisade, un peu plus bas, pour bénéficier du versant "ariégeois" quelque peu arboré et bien enneigé et faire une ascension de 900 mètres de dénivellation, donc un peu plus longue Alors on pourra trouver son bonheur à skier au milieu des arbres ou se lancer dans des pentes de 30 ou 40° (une fois que la neige du versant a été bien purgée, et chacun prend ses responsabilités car ce qui est écrit ici n'engage que moi). On peut se dire simplement aussi en regardant la file interrompue de bagnoles qui montent au Pas de la Case, que tout le monde ne doit pas voir la même chose. En tout cas, c'est heureux, je trouve, de voir ce monde parcourir la montagne en toute liberté, et toute propreté (car les gens sont respectueux aussi...). Pourvu que ça dure.

Photo 2: Pic de Font Frede qui dépasse de bon matin... (Photo de G.)


Photo3: Vue sur le télésiège du pic de la mine de la station de Porté-Puymorens, depuis un replat sous le sommet du Pic de la Mine du Puymorens. L'itinéraire rejoint l'arrivée du télésiège par la pente ci-dessus. Puis il suit le crête assez plate avant de basculer sur l'autre versant au nord (voir photo 2)

Si on n'a pas de ski, on peut toujours en louer à Ax les Thermes en montant, au centre de la ville chez SKI sensation. Franchement ils sont agréables et moins chers qu'à Toulouse. On peut même visiblement réserver les skis par internet... www.skisensation.fr