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samedi 24 octobre 2015

Pico Veleta 3398m, Sierra Nevada (Andalousie) à ne vraiment pas négliger.

Le pico Veleta (girouette en espagnol car ça souffle) et ses 3398 mètres marquent le sommet de la station de ski de Sierra Nevada dans la Sierra Nevada en Andalousie. On le voit de partout tout autour et même sur le étiquettes des bouteilles d'eau minérales de Lanjaron, dans un style plus lissé ou alpin...car tout de même cette chaîne de montagne ressemble davantage à une succession de dômes. Impossible de passer à côté tant il reste associé aux photos de l'Alhambra avec en toile de fond la montagne enneigée : c'est bien le pico Veleta et sa silhouette finalement élégante.

Photo 1: Le pico Veleta dont le sommet est légèrement coiffé de nuages. A sa droite le versant de la station de ski. L'urbanisation de la station est cachée par la crête au deuxième plan. Le départ de la ballade est sur la gauche.
 Son ascension est hyper simple car une route (la plus haute d'Europe, à faire à vélo, le revêtement m'a paru bon et il y avait pas mal de vététistes) monte quasiment au sommet en fait à plus de 3300m et il vous restera un petit sentier pour la partie finale (voir un super article de presse dans la journal le Monde à ce propos). Bien sûr, on se trouve dans le cadre d'une station de ski et certains seront gênés peut-être par la profusion de remontes pentes et se demanderont nom de dieu qu'aller faire là-haut. Il serait bien dommage alors de renoncer à le gravir. Tout d'abord parce que le panorama y est exceptionnel. Ensuite, car le sentier qui part du haut de l'urbanisation de la station à 2500 mètres (la route est fermée à ce niveau) passe à travers les lacets de la route dans un premier temps (là aussi assez gracieux, comme un boa posé sur sa branche) et reste ensuite sur la gauche et le versant est qui donne sur la vallée d'à côté. Ainsi, on oubliera momentanément les agressions des remontes pentes et des bâtiments de la station qui date pour beaucoup des années 60. Ces dernières, c'est vrai, sont bien visibles d'autant plus que le terrain est sec et que le couvert végétal (les pelouses) est vraiment fin voire absent. Certains vous diront que la vraie ascension se fait par le versant sud depuis un des villages des Alpujaras.

Photo 2 : Logo de la marque d'eau minérale Lanjaron (village des Alpujarras). Du site, www.ideal.es/granada/noticias/201303/21/Media/Granada/logo-lj--647x350.jpg

Mais, en ce mercredi 21 octobre, le brouillard à la montée m'a laissé dans une ambiance écossaise (pardon pour les clichés) et mon regard ne pouvait se projeter très loin. Mais finalement, un chemin bien balisé, un dénivelé d'à peine 800 mètres et voilà.

Photo 2: Quand je vous disais qu'il  y avait un peu de brouillard.  Mais il n'y a qu'à remonter la route, ou passer par le sentier qui coupe le virages. En tout cas, la silhouette de la route ne me paraît nullement agressive.
 Heureusement le temps s'est en partie levé et du sommet j'ai pu apercevoir le Mulhacen (3482 m), point culminant de la Sierra, la route qui transformée en piste prolonge son parcours dans le massif, les quelques petits lacs en contrebas et la station de ski ainsi que la ville de Granada bien plus bas (de laquelle part la route de 33 km qui nous permet de monter). On se rend compte alors que le versant est est bien plus abrupt. On surplombe le refuge et, en ce jour; où la neige marque le sol de manière continue à partir d'environ 3000 mètres d'altitude, l'usage des chaussures de trail était limite dans les 5 à 15 centimètres de neige d'avant le sommet. Le vent soufflait pas mal. J'ai d'abord fait un peu le malin avec mon petit short d'athlétisme (en fait on s'en fiche d'autant plus que je n'ai croisé dans la montée, dans la partie finale, qu'un couple de nordiques emmitouflés (ça avait l'air d’être des nordiques) à qui j'ai juste dit "Hola!" Ben oui, on est en Espagne...) et puis j'ai fait comme tout le monde, je me suis habillé... La côte méditerranéenne n'était pas visible en ce jour mais ce n'est que partie remise. L'ascension se fait en une demi journée. Finalement je garde l'image du massif avec ses harmonieux dégradés de marrons, auréolé d'une touche blanche. Et si vraiment l'effort vous a affaiblit, il sera toujours possible de se restaurer dans les petits restaurants le long de la route en descendant.
Photo 3 : Avouez que c'était peu engageant...

lundi 19 mai 2014

La Estrella (1300m), Sierra Morena (Andalousie).

La Estrella est cette première montagne que l'on peut voir vers l'ouest (donc à droite en descendant par l'autoroute de Madrid) lorsqu'on rentre dans la communauté d'Andalousie, une fois le défilé de Despeñaperros passé et la Castille et ses beaux paysages laissés de côté pour le retour après un long roadmovie.
Photo 1 (06/05/2014): Effectivement, cette ligne de crête n'a rien de spectaculaire au premier abord.  Son intérêt n'est pas là. La Estrella, à 1300 mètres d'altitude est le sommet rond à gauche (ouest), tandis qu'à droite vous pouvez observer une petite pointe sur laquelle se trouve un mirador, à la limite du parc naturel de Despeñaperros et d'une réserve de chasse, côté castillan, versant nord. La photo est prise de la tour du musée de la bataille de Las Navas de Tolosa de 1212. Cette vue permet également d'observer les lieux où étaient positionnées les armées des belligérants de la fameuse bataille : sur la gauche, au deuxième plan, la colline zébrée par une piste accueillait les troupes de la coalition du roi de Castille avant la bataille, d'où le terme de Mesa del rey (table du roi). Il faut imaginer tout d'abord le passage des armées lourdement armées par les crêtes, à droite du mirador (on y trouve un col du roi), puis la descente vers la plaine, dans le creux derrière les arbres au premier plan, de la cavalerie chargeant les armées berbères almohades et leurs archers kurdes. La route que l'on observe partant de la droite mènera au charmant lieu de Miranda del rey.
 Le regard dans un premier temps cherche presque avidement les premières impressions andalouses avec ses champs d'oliviers à perte de vue, plus bas dans la pleine du Guadalquivir, ainsi que ses pâturages verdoyants du printemps dans lesquels les bovins (mâles et femelles) paissent, s'abritant parfois à l'abri de chênes disposés élégamment au milieu des enclos, côtoyant de petits affleurement cristallins. Passant devant l'échangeur de Santa Elena, le bâtiment, et ses enseignes, du musée de la bataille de Las Navas de Tolosa, vous détournera une seconde et puis vous poursuivrez vers le sud.

Ce serait alors dommage de ne pas faire une petite pause en cette période printanière. Une ballade en forêt d'environ quatre heures de marche environ, dans un milieu plus buissonnant en hauteur, apportera une impression verdoyante toujours quelque peu déconcertante en milieu méditerranéen. Peut-être aussi (on peut toujours rêver!), croisera t-on un des derniers lynx ibériques .

Photo 2  : Depuis le mirador, vue sur la Estrella. Le panorama est intéressant vers le sud où les sierras autour de Jaen étaient bien visibles, et la Sierra Nevada, plus devinée. Mais les photos à cette heure de la journée n'étaient pas claires.
Photo 3: Depuis le sommet de la Estrella, vue sur le mirador au fond à gauche, plein est.  Le col du roi est juste derrière.
 Voilà, vous laisserez la voiture à Miranda del rey (rien que ce détour en voiture est agréable...), où un panneau vous indiquera sur la piste le chemin à suivre car l'itinéraire est assez simple (sentier El Empedraillo). Il faut suivre la piste qui part à droite et suivre la branche principale qui est balisée plus haut après une barrière et qui fait une boucle (c'est bien pour le retour). Cette boucle ne monte pas sur la crête envisagée mais il est ensuite assez facile de s'y rendre. Lorsqu'on se retrouve sur la partie supérieure de la piste, juste avant de redescendre, il faut prendre sur la gauche un passage anti-feu, en gros une coupe dans la forêt qui monte directement sur la crête après un quelques petits soubresauts, prenant souvent des allures de piste. Une fois sur la ligne de crête, il vous suffira d'enjamber le haut grillage pour vous rendre sur le sommet, marqué d'une borne. Il y a de fortes chances que vous ne rencontriez pas grand monde. L'endroit est reculé et sauvage malgré tout.

Photo 4 : Montée dans la verdure, suberaie ou pins. Il y a encore de l'eau dans les ruisseaux.

Photo 5 : Sur le chemin du retour, la piste est bordée Cistus ladanifer (Jara Pringosa). C'était la saison de la pleine floraison.


Photo 6 : Les fleurs du Cistus ladanifer, juste pour le plaisir.
Photo 7 : Au départ de Miranda del rey. Mon itinéraire n'a pas été celui en vert de la carte dans sa totalité. Il a emprunté le départ à droite de l'itinéraire en vert jusqu'à la Suerte de la Mesa del Rey et pris à gauche la piste qui remonte et rejoint  plus haut à nouveau à droite la ligne verte. Ensuite, je l'ai suivi et elle est concrétisé sur place par une sorte de piste et ligne de feu jusqu'au col entre la Estrella et le mirador.

dimanche 11 mai 2014

Le Djebel Moussa (851m) au dessus du détroit de Gibraltar, Ceuta/Maroc.

Le Djebel Moussa, dans le massif du Rif marocain, est cette belle montagne que l'on ne peut pas rater en traversant le détroit de Gibraltar, depuis Algeciras en Andalousie, pour se rendre sur la rive africaine du dit-détroit, à Ceuta, encore en Andalousie, ou Tanger. Son nom proviendrait de Moussa Ibn Nosseyr, le général yéménite qui commanda l'armée arabe qui, en 711, envahit la péninsule ibérique. Musa (ou Moussa) en arabe signifie Moïse. On trouve d'ailleurs d'autres montagnes qui portent ailleurs ce nom. Avant qu'on ne lui donne ce nom, la montagne s'appelait Mont Abyle. J'ai pu trouver également l'appellation de Montaña de la mujer muerta (montagne de la femme morte, sans doute car on dirait une femme couchée, qui dort ou qui est morte) sur une photo encadrée à l'hôtel, à Ceuta. Son altitude, quelque peu modeste, 851 mètres, n'empêche pas une certaine majesté car bien sûr la montagne surplombe directement la mer et le relief autour est bien plus modeste. Cela donne une ascension depuis le village côtier de Belyounech, d'une dénivellation importante et deux petites heures pourraient tout de même être nécessaires (il faudra doubler pour revenir par l'itinéraire décrit ici). On imagine un panorama vraiment particulier et une fois là-haut, cela ne fera que se confirmer.

Photo 1: Depuis le ferry, donc. Je pense que vous l'aurez compris...




Pour se rendre au point de départ de la ballade, depuis Ceuta, en tant qu'européen, ce n'est pas très compliqué. Tout est relatif. Il faut tout d'abord se rendre à la frontière (en bus, en taxi ou à pied) et au premier rond point, cent mètres plus loin, demander un taxi. Bien sûr, si vous n'êtes pas très malin, ou simplement  impatient (bon...), vous vous ferez arnaquer sur le prix de la course qui vous mènera à une quinzaine de kilomètres, au fort agréable village de Belyounech.  Mais bon, l'essentiel sera d'y être et il fallait bien se faire baptiser... Alors la visite peut commencer.

Le chemin n'est pas balisé mais il est net car très utilisé. Vous ne tarderez pas à rencontrer les chèvres et les moutons surveillés par les bergers locaux sur le versant d'abord doux, verdoyant en cette saison. D'ailleurs si vous demandez votre chemin, on vous indiquera, en espagnol, de suivre les chemins de chèvres. Le sentier part du bout du village et va rejoindre un autre itinéraire qui part de l'intérieur du village même mais que je n'ai pas suivi car le taxi m'a porté directement là. La montagne est un massif de type calcaro-dolomitiques donc il faut prendre de l'eau (et de toute façon, je ne me serais pas amusé à boire celles des sources du coin, pfff quoi que...). Comme j'ai pu le constater le temps peut changer extrêmement vite, et le brouillard peut, dans cette région humide, vous envelopper en un clin d'oeil. Alors si vous discutez avec un des bergers que vous allez croiser, lorsque vous lui demanderez :
- Le temps va t-il changer ?
Il vous répondra paisiblement,
- D'ici une heure ou deux, le brouillard partira.

Photo 2 (08/05/2014) : En montant vers le col, à environ 400 mètres d'altitude, au dessus du village. La pression pastorale a réduit la végétation arbustive, sur ce versant, et les arbres y demeurent rares (probablement des cèdres).
 Et effectivement c'est ce qu'il s'est bien sûr passé. Le grand soleil est revenu lorsque, après quelques lacets, bien marqués, sur un sentier large, je suis arrivé au petit col, depuis lequel vous attaquerez la dernière étape de l'ascension. Là, l'itinéraire est clair bien que le sentier soit moins marqué voire disparaisse. Il faut alors aller tout droit rejoindre la crête sommitale, assez proche et sans aucune difficulté technique. Vous n'êtes pas seuls, une petite centaine (je me suis arrêté de compter après la soixantaine) de vautours tournera au dessus de vous.
Photo 3 : Les restes d'une mosquée sur le sommet, depuis l'endroit où vous arrivez sur la crête...
Photo 4 : Et donc depuis le sommet, vue sur la crête d'où vous êtes arrivés. Au fond, à droite, la côte andalouse vers Trafalgar.
Le panorama sur le détroit de Gibraltar par temps clair doit être fantastique, ce qui n'était pas tout à fait le cas cette fois-ci. Mais peu importe, car la vue fut cependant remarquable avec une partie de la côte andalouse, la côte marocaine et le port moderne de Tanger, les premiers massifs du Rif... Et puis, c'est une vraie sortie montagnarde, pleine de contraste puisque la mer et l'océan sont juste là en dessous. D'ailleurs, je n'étais pas le seul à voir l'intérêt d'un tel endroit car j'ai rattrapé un groupe de jeunes marocains, d'envie communicative,  qui faisaient aussi l'ascension. Le genre d'endroit où l'on pourrait passer des heures et quitte à revenir dans cet endroit vraiment particulier et beau (j'y ajoute aussi la suite de l'itinéraire), la fin de journée doit y être magnifique.

Photo 5 : La crête sommitale du Djebel Moussa au centre. L'itinéraire, venant de l'autre versant (la montée de l'aller) débouche sur le petit col à gauche.

Alors la suite de l'itinéraire, venons-y. Jusqu'au col, on redescend par le même itinéraire. Ensuite on a le choix à droite par le même sentier qu'à l'aller, ou à gauche (vers l'ouest), par un sentier très bien marqué qui va rejoindre un petit col, puis plus loin un autre que l'on voit très nettement. Là, on récupèrera un sentier côtier, assez large, très bien balisé en blanc et jaune, qui vous ramènera en une grosse heure, me semble t-il, au point de départ en faisant une boucle. On pourra même faire une petite descente sur la plage, en longeant un petit champ cultivé, non loin des anciens bâtiments d'une ancienne base espagnole de chasse à la baleine. On ne se lassera pas de regarder la petite île, Leila de son nom, toute proche du rivage et puis on constatera que c'est un endroit fréquenté, vivant, car aux éleveurs de toute à l'heure, viennent se mêler de nombreux pêcheurs accrochés au rivage.

Photo 6 : J'avais bien envie d'y faire trempette. Et puis finalement, j'ai trouvé le vent fort et les courants avaient l'air importants. Alors, j'ai juste regardé les vaches en semi liberté qui s'amusaient sur la plage, face à l'île Leila.

Photo 7: Depuis la fin de l'itinéraire, à l'entrée du village, après avoir passé les vestiges de la tour portugaise (un peu comme les tours génoises de Corse), vue générale sur le village. Au fond, derrière les collines, plein est, Ceuta est déjà là.
 Vous arriverez alors peut-être en fin de journée au village, à l'heure de sortie de l'école, et vous ne serez pas les seuls à parcourir les rues. Il faut bien revenir à l'entrée du village, pour reprendre un taxi collectif, et votre place vous y coûtera sept fois moins le prix de l'aller. Mais bon, on l'aura oublié finalement en fin de journée. On gardera l'image du collège et de l'école primaire tous neufs, les sourires et les courses des enfants dans les rues bordées de figuiers et les petites embarcations rouges et bleues des pêcheurs locaux rangées au loin sur la grève.

Pour conclure, et bien que le Djebel Moussa se trouve, clairement bien sûr, en territoire marocain, je garde les deux libellés (Andalousie et Maroc), car il est très facile au cours d'un voyage en Andalousie, si on y englobe Ceuta, de faire cette ballade, pour une journée, dans ce très bel endroit. Chacun y prendra les précautions qu'il jugera nécessaires, car ceci vous l'avez bien compris n'est pas un guide. Enfin, vous pourrez, si vous lisez l'espagnol, consulter le blog très intéressant Senderismo en el Rif, dont la carte ci-dessous est issue.






mardi 11 mars 2014

El Torreon (1654m), Sierra de Grazalema (Andalousie), tryptique andalou III.

"Sentier à l'accès restreint, pour lequel vous devrez demander une autorisation... à l'officine du Parc naturel située à El Bosque. " C'est ce qu'il y a d'écrit sur le premier panneau au départ du sentier (que vous ne pourrez pas louper sur la route A372 entre Grazalema et Benamahoma) et que vous lisez forcément. Pourtant vous étiez prêt en petite tenue, bâtons de marche à la main, crème solaire sur le visage, presque transpirant, prêt à en découdre, parce qu'en ce 6 mars il fait super beau et presque chaud, que la veille le temps était déjà bien et que l'avant veille, surtout, depuis El Torrecilla, toute cette partie était prise dans les nuages.
- Pfff, j'y vais sans l'autorisation ou pas...
Alors je suis remonté dans la voiture pour aller chercher cette fameuse autorisation au village  d'El Bosque. Tout est bien indiqué et rapide. Mais il faut aller à El Bosque.

Photo 1 : Le village de Grazalema, en fin de journée au retour.
Le parc de la sierra de Grazalema est le plus ancien parc naturel d'Andalousie et depuis 1977 classé réserve de la biosphère par l'UNESCO. On peut imaginer l'intérêt d'aller s'y promener : la zone est une des plus arrosées d'Espagne (2000mm/an), l'activité pastorale présente, la faune protégée, le village blanc de Grazalema, les chemins balisés nombreux...  Et puis se dire qu'El Torreon, avec ses 1654 mètres, est le point culminant de la province de Cadiz (mais très proche de Ronda) peut apparaître secondaire. Enfin, une fois en haut, le panorama est exceptionnel, du même niveau que celui d'El Torrecilla. Sauf que ce jour-là, il faisait beau...
Photo 2 : Depuis le sommet, on pouvait apercevoir, à gauche, au fond, les deux pointes de Gibraltar, avec en arrière plan, les montagnes du Rif marocain et, un peu à droite, le Djebel Moussa. Je passe le panorama au nord et à l'ouest. Dans cette dernière direction cependant, la Sierra Nevada était bien visible.



Photo 3 : Plein ouest, le Cerro de San Cristobal (1556m) qui domine sur l'autre versant le village de Grazalema (voir photo 1). Un sentier parcourt cette ligne de crête. A gauche, sur le versant nord, les forêts de Abies pinsapos, derniers vestiges des périodes glaciaires (là aussi les sentiers sont balisés mais à l'accès restreint). Au fond, El Torrecilla.
 Le dénivelé total est de presque 800 mètres (départ à 850m) et la pente reste soutenue jusqu'en haut. Il n'y a qu'un sentier à ce niveau donc il est à priori assez difficile de se perdre. Alors comme il est prévu (d'après le livre Los techos de España) un horaire de 3 heures, autant y aller tranquillement. Après lorsque les fourmis... Le chemin est fermé du 1er juin au 30 septembre à cause des risques d'incendie. Alors, on est sur le versant sud, et à cette saison je ne suis pas sûr que de bouillir soit une motivation essentielle.
Photo 4 : Là, je triche un peu : ça n'était pas vraiment sur l'itinéraire mais au bord de la route entre le village de Grazalema et le puerto del Boyard (1120m).

Photo 5 : Histoire de voir à quoi ressemble cette montée. Montagne calcaire et broussailles de types méditerranéenne, après avoir laissé les chênes. Ce n'était pas le plus excitant du parcours.

El Torrecilla (1919m), Sierra de las Nieves (Andalousie), tryptique andalou II.


El Torrecilla est le point culminant de l'Andalousie occidentale avec ses 1919 mètres dans la Sierra de las nieves (le nom vient de l'époque arabo-musulmane où l'on ramassait la neige au sommet pour rafraîchir les boissons et conserver les aliments), dans le parc naturel du même nom, dans la province de Malaga. Cela peut constituer en soi une motivation pour son ascension. Mais l'intérêt principal, me semble t-il, est la vue fantastique qui par beau temps permet d'embrasser un panorama exceptionnel de la Sierra nevada aux montagnes du Rif marocain en passant par les montagnes environnantes et le détroit de Gibraltar (les deux côtés, de Gibraltar au Djebel Moussa, la montagne qu'on voit en face quand on prend le bateau d'Algéciras au Maroc ), entourant la mer Méditerranée. Le massif présente un versant assez imposant, du côté méditerranéen, avec un fort dénivelé qui fait de lui un très bon belvédère. Et puis on ajoutera la végétation et la fraîcheur (assez frais en effet, en ce 4 mars avec le vent), et un joli sommet à la forme élancée.

Photo 1 : Au fond, El Torrecilla, depuis la crête principale, aux alentours du Peñon de los Enamorados
Personnellement, au delà du panorama, ce qui m'a le plus touché, c'est peut-être l'ensemble des chênes dont l'évapotranspiration est encore gelée. Et puis on peut revenir ici aussi, parce qu'un jour, il y a longtemps, en ballade, un renard s'est approché de vous, et est venu prendre dans votre main, la seule chose que vous pouviez lui donner alors, une demie orange. Et que vous aimez vous en rappeler.

Photo 2 : Assez tard pourtant dans la matinée, près du Peñon de los Enamorados.
 Il y a plusieurs moyens d'accéder à el Torrecilla. Celui que nous avons emprunté débutait au mirador de Luis Ceballos o Caucon, à 1150 mètres d'altitude, sur le versant nord est, au bout de la piste (de bonne qualité) qui part du rond-point à la sortie du village de Yunquera en direction d'El Burgo.
Photo 3: -Bon, tu m'as fait monter là haut, uniquement pour voir des nuages? - Mais non, regardes, au centre, au milieu des nuages, on voit les principaux (enfin deux) sommets de la Sierra nevada.
Photo 4 : Et oui, on s'est un peu caillé, en plein vent...
Les itinéraires des sentiers sont très bien indiqués, balisés. Mais même en connaissant les lieux vous pourrez peut-être oublier les deux cairns qui indiquent la bifurcation à prendre vers la droite, au bout de quelques centaines de mètres, au niveau du cañada de la Juanisco Huelva. Le sentier, toujours de bonne qualité s'élève alors dans le versant peuplé de pinsapos, pour rejoindre un petit col et le sentier principal qui vous mènera à destination. Le reste est vraiment hyper balisé. On empruntera le sentier de crête puis on bifurquera vers l'est pour aller à la Torrecilla, passant par une fontaine aménagée pour l'activité pastorale. A chaque croisement, il y aura des panneaux indicateurs. Tout paraît simple. Mais attention, tout de même, par temps de brouillard, il doit être assez facile de se laisser avoir et de s'égarer. L'ensemble de la ballade devrait demander environ 6 heures de marche (un peu plus si vous oubliez les fameux cairns!).
Photo 5 : En ce jour, les nuages arrivaient de l'ouest et empêcher de voir les montagnes de Grazalema (mais vous les verrez dans le triptyque andalou III) à l'ouest de la ville de Ronda. Au fond, à gauche, donc au sud, pour les plus observateurs, on devinera le Djebel Moussa (une des 2 colonnes d'Hercule, au détroit de Gibraltar). Au premier plan, encastré dans le cairn sommital, un petit livret sur lequel vous pourrez signer...
Photo 6 : Non loin du sommet. Tout n'avait pas dégelé en ce début d'après-midi. Les balises jaunes et blanches sont celles du chemin principal de crête et s'ajoute le vert à l'embranchement pour la Torrecilla. Pour tout dire, on s'est un peu gelés...






Photo 7 : Mon itinéraire

dimanche 9 mars 2014

El Torcal, Antequera (Andalousie), tryptique andalou I.

- Tu vas en Andalousie? A Malaga?
-...
- Alors il faut que tu ailles à El Torcal. Tu vas voir, c'est un lieu vraiment particulier.

En écoutant les conseils anciens d'un ami et après s'être changés à la pension à Antequera, d'un coup de voiture, on fait la douzaine de kilomètres qui par une jolie route de montagne vous mène facilement (tout est indiqué depuis le centre ville, en partant des arènes) au parking final dans la réserve naturelle à 1200 mètres d'altitude.

Photo 1 : Rapidement dans le chaos.
 Vous laissez la voiture en vous dirigeant vers le centre d'information qui ferme à 17 heures et vous êtes interceptés à l'accueil. Bien sûr vous n'êtes pas venus là pour regarder un film au centre des visiteurs. Vous vous dirigerez alors, en faisant semblant de ne pas avoir entendu les bruits venants du centre d'accueil, sur le premier sentier paraissant arriver du chaos, que vous voyez (en fait l'arrivée). Le temps avait été pluvieux ces derniers jours. Les chemins sont un peu boueux mais l'herbe est verte. Le contraste avec le blanc des formations calcaires (karstiques) rend le lieu à mon goût plus intéressant. Donc à moins de chercher la fraîcheur en période estivale, il me semble que c'est un lieu à visiter plutôt en hiver ou au printemps, en fin de journée comme toujours. Sauf que...
- Ehh... ce n'est pas le bon chemin...
- Ah bon?
- C'est l'arrivée. Venez d'abord visiter le centre d'information. Il y a une boutique, un espace d'information. Et puis la projection d'un film d'ici peu.
Pris en faute, nous rentrons. J'achète un petit guide de la réserve et puis après toutes les informations données en espagnol ou anglais (je ne sais plus) par un gentil employé... néerlandais probablement.
- Et puis, on attend juste ce couple de retraités pour projeter le film.
- Ok. On va vite voir l'exposition.
Une minute après, je tente de suivre  N. dehors en ayant presque perdu le souffle, nous dirigeant rapidement vers le chemin qui mène au Mirador de las Ventanills, en toute discrétion.
- Tu as dis qu'on ferait vite...
On se retourne en entendant le dernier message... déjà loin.
- Ehhh... le départ du chemin est à l'entrée du parking, sur la droite en entrant....
Photo 2 : Un peu plus loin.
Voilà, on pourrait faire bref: d'abord aller en guise de mise en bouche au fameux mirador. De là, une vue magnifique s'étend clairement sur tout le versant sud et la côte malaguena, et parfois, par temps clair, paraît-il, peut-on apercevoir la côte marocaine.
Ensuite, en se rappelant les indications du cheminement, aller directement sur le parking pour commencer la ballade. En effet, il ne s'agit réellement que d'une ballade. Le terrain est chaotique (c'est un peu normal dans le karst). S'il a plu, il est même glissant et nécessite un peu d'attention. Mais la boucle empruntée est censée ne durer que deux heures. Il y a un deuxième itinéraire, plus court, d'une heure environ, qui coupe et raccourcit la première boucle. Tout est balisé et vraiment il faut éviter de sortir des chemins balisés car cela pourrait s'avérer très problématique en temps de brouillard. On peut facilement se perdre. L'altitude est plus ou moins constante, autour de 1200 mètres d'altitude. Il n'y a donc quasiment aucun dénivelé même si le sentier monte et descend régulièrement, passe par des endroits étroits...
Photo 3 : On n'en sort pas.
Le tout est réellement spectaculaire et offre une magnifique entrée pour qui veut ensuite poursuivre ailleurs en Andalousie. Surtout s'il n'y a pas grand monde comme ce 3 mars. Vous rencontrerez par contre probablement des bouquetins d'Espagne peu farouches.
Photo 4 : Les fameuses Capra pyrenaica hispanica.

jeudi 28 avril 2011

Maroma 2068m, point culminant de la province de Malaga (Andalousie).

La Maroma, dans la Sierra Tejeda, est la cime la plus élevée de la province de Malaga, à l'est d'Antequera. Son aspect est massif car à son altitude élevée pour la région, elle conjugue un fort dénivelé, la mer étant toute proche et les montagnes autour plus petites. On dirait une table blanche posée sur la campagne verdoyante et vallonnée.
Photo 1: Vue sur le sommet peu après le Collado de la Gitana (1416m). C'est encore loin...


Le départ se fait du village blanc de Canillas de Aceituno, dans la région de l'Axarquia, à moins de 700 mètres d'altitude sur le versant sud (à une quinzaine de kilomètres de Velez-Malaga). Vous en déduirez donc que l'ascension sera longue (plus de trois bonnes heures pour les non-habitués, j'ai lu sur des panneaux quatre heures) et "chaleureuse" (...) pour ne pas dire plus. A éviter donc à partir du mois de juin.
L'itinéraire débute près de la mairie (Ayuntamiento) par une large pancarte qui vous indiquera la direction à prendre.
Photo 2 : Le seul moyen de se perdre est de s'installer à la terrasse du café, au dos du photographe. Mais pour cela on pourra attendre le soir!


Le chemin est balisé jusqu'en haut, alors vous pourrez oublier à la pension la carte topographique que vous aviez certainement acheté spécialement dans une librairie de Malaga (au bout de la Calle Alamos au croisement avec Puerta Buenaventura, mitoyenne d'une boutique d'équipement de sport de montagne, dans le vieux centre à deux pas de la place de la Merced où il y a la maison natale de Picasso) !
L'ascension est rude mais les premiers lacets à la sortie du village sont quelque peu protégés par des bosquets de pins. Après la fontaine (eau potable) de la Rabita, à 1050 mètres n'y comptait plus trop car le débit des suivantes dépend de la quantité d'eau tombée dans l'année. Le chemin est large et bien entretenu, encore du pavage du siècle dernier. L'usage est ancien car les habitants allaient chercher la glace et la neige l'hiver dans les hauteurs avant l'invention du frigo (forcément) et l'y entreposait (Casa de la nieve). Et si j'ai bien compris les pancartes, l'endroit accueillait des ermites musulmans (là il faudrait vérifier...). On y allait également chercher la matière première pour enduire les façades de chaux.
Le parcours serpente pour éviter les vallées très encaissées, le paysage devient assez majestueux et même si on se sent en forme, et que l'allure est joyeuse, il peut arriver parfois que l'on se demande ce qu'on fait là!!! Le sommet est encore assez loin, même depuis la Proa del Barco à 1690 mètres, et le terrain minéral.
Heureusement dame nature, dans sa grande générosité, vient se faire pardonner car apparaissent devant moi, à vingt mètres, deux têtes de caprins sauvages, en fait ce sont des bouquetins d'Espagne. Non, je ne rêve pas. Il ne s'agit pas d'une enseigne pour une marque de matériel de ski. Mais comme ils ne bougent pas, je doute.
- Pss, psss...Allez...Ohohoh. (Photo 3 ci-dessous)


En plus, mon côté égocentrique ressort et je me dis qu'il faut être le seul à voir ce beau spectacle. Ils finissent par partir et j'accélère le pas...
Et puis, il y en a d'autres sur les crêtes, sous le vol de quelques grands rapaces (aigles?). Le sommet est là, large. Un avion aurait peut être la place de s'y poser. Le guide et la carte précisaient que le point culminant était en fait un deuxième talus, plus loin de cinq minutes, paraissant plus petit, mais en fait plus haut d'un mètre.
Alors j'y vais, revenant aussitôt manger mes deux pommes sous le monument du sommet (l'officiel). Le panorama est large même si là aussi l'heure tardive n'aide pas à la clarté. Tant pis, pour la Sierra Nevada qui est encore dans les nuages. Les nombreux abris contre le vent prouvent que l'endroit est fréquenté et que venir passer la nuit ici doit être magnifique. Les côtes du Maroc ne sont pas loin et au petit matin ou le soir au couchant... Les bouquetins reviennent, c'est une véritable invasion et je ne m'attendais pas du tout à cela.

Photo 4: J'aurais bien mis un petit film: ça va venir...

La descente sera longue mais l'arrivée au village et la pause à la terrasse d'un café, à l'ombre des orangers en réconfortera plus d'un. Le coca bien frais donnera les forces pour une dernière petite virée à travers les ruelles, dont le maillage est hérité de la période musulmane, discrètement, sans trop déranger les papis assis sur les bancs, à discuter, eux aussi, à l'ombre sous les orangers. L'idéal aurait été d'y passer la soirée.
Photo 5: Vue générale sur le village depuis les rues du haut. L'église est sur l'emplacement de l'ancienne mosquée. Il reste des vestiges encore dans la région, à faire tranquillement ensuite en voiture.


P.S.: Les jours qui ont suivis ont été abondamment arrosés. Les suggestions s'arrêtent là, même si je conseille la Torrecilla, dans la Sierra de las Nieves, près de Ronda... Une autre fois.

Photo 6: Mon itinéraire...






mercredi 27 avril 2011

Camorro alto 1378m, Sierra de Chimenea, Antequera (Andalousie).

L'Andalousie de vert vêtue est surprenante et belle bien sûr. J'en étais resté à celle que je connaissais bien, un peu sèche, en dehors du début du printemps. Je la retrouve colorée de vert presque irlandais (le soleil reste andalou...), parsemée de fleurs sauvages dans les champs et dans les montagnes, avec de l'eau dans les rivières et des batraciens le chant.
Alors puisque mon petit séjour commence, ce sera l'occasion simplement de faire quelques suggestions d'itinéraires choisis à travers ces montagnes.
Un deuxième conseil qui prend en compte la morphologie de ses massifs: on est dans des formations calcaires comme la plupart de ces chaînes côtières, donc ne comptez pas trouver de l'eau par là-haut. Portez des réserves et si vous n'en prenez pas suffisamment, évitez de manger au petit déjeuner du gaspacho avec du chorizo...

Aujourd'hui, l'itinéraire part du coeur de la coquette ville d'Antequera et ses 27 églises, vers 550 mètres d'altitude (place San Sebastian) , à une cinquantaine de kilomètres au nord de Malaga (qu'il faut aller visiter même si ce n'est pas la plus prestigieuse des grandes villes andalouses). Le matin, c'est déjà un plaisir, dans la douceur des températures, de remonter ses ruelles du blanc typique des façades locales, passant à côté de l'Alcazabar qui domine la ville. Se dirigeant vers le sud, par la route A-343, on débouche sur une sorte de vallée pendue au-dessus de la ville, au pied des Sierra de Chimenea (où nous allons) et Pelada qui barrent l'horizon au sud, de leur masse blanche.

Photo 1: Image prise depuis non loin de la Calle Alta. Vue sur l'Alcazabar (forteresse), à gauche et le Camorro Alto à droite. Le clocher le plus élevé (presque au centre) correspond à la colegiata San Sebastian, sur la place du même nom indiquée plus haut.

Les guides de randonnée que vous trouverez dans le coin font débuter l'itinéraire ici (à une petite demi-heure du centre, et encore), au carrefour des routes A-343 et C-3310, que longe le sentier de grande randonnée GR7 ( pour ceux qui le connaisse dans les Pyrénées, c'est le même!).
La marche débute ainsi par une longue et tranquille remontée d'une piste, à travers les champs et les oliviers, qui ne perd jamais de vue l'objectif. Le sentier démarre à environ 750 mètres d'altitude, par une série de lacets, qui "escalade", sur un chemin pavé, la barrière rocheuse, pour arriver rapidement au Puerto de la Escalaruela (960 mètres). Ne vous laissez pas impressionner, c'est très facile et les rencontres donnent du piquant. D'abord une belle couleuvre qui bronzait au soleil et qui ne m'a forcément pas entendu! Puis elle a détalé... En suivant, c'est un randonneur au long cour (je n'emploierai pas le terme de pèlerin car il devait croire à dieu comme je peux être danseur étoile) qui comptait rejoindre Santiago de Compostelle, depuis Malaga, en une quarantaine d'étapes. C'est le chemin du sud (via de la plata) et notre andalou, car il était andalou, était d'humeur chaleureuse.
A partir du col, il faut bifurquer sur la droite le long de la clôture pour suivre le sentier cairné qui évite, dans un premier temps, les rochers. Au bout d'une heure, le sommet est atteint. Peu avant l'objectif, j'ai délaissé l'itinéraire cairné pour monter plutôt tout droit car... j'en avais envie!!! Pas de difficultés. C'est tout. Depuis le centre ville, comptez environ trois heures de marche.
Le panorama est vaste depuis la borne du sommet: au nord, la plaine d'Antequera qui ouvre sur l'immensité de la région avec ses paysages caractéristiques. Au sud, la vue sur la mer Méditerranée est aujourd'hui peu nette car il est déjà tard. N'allez pas croire que je me suis levé aux aurores aujourd'hui! Et enfin, le summum reste la vue sur les autres sierras côtières: Sierra de Las Nieves au sud-ouest, Maroma (un peu plus de 2000 mètres d'altitude) à l'est qui devance la Sierra Nevada (qui porte bien son nom) que l'on voit à peine dans les nuages et vue imprenable sur le massif d'El Torcal (à voir absolument: des sentiers y sont balisés) juste en face, mais dont on ne peut contempler la partie la plus spectaculaire.
On reste forcément un bon moment là-haut mais le soleil commence à taper. Les troupeaux de moutons et de chèvres qui montent brouter l'herbe verte nous saluent de leurs carillons dans la descente. Aussitôt arrivé, je m'affale à une terrasse de café et je déguste une porra, spécialité locale rafraichissante qui justifierait à elle-seule le voyage ici!!!(Photo ci-dessous, dans le bar-cafeteria Chicon, sur la place San Sebastian).



Photo 3 : L'itinéraire