mercredi 12 février 2020

Pic dels Pedrons (2715m) à ski de randonnée dans la haute vallée de l'Ariège

Le pic dels Pedrons (de pedra pierre en catalan?) et ses 2715m, est cette montagne, entièrement dans le département des Pyrénées orientales que l'on contourne par la route en montant au Pas de la Casa, une fois passé le virage (et le grand parking sur la gauche en montant) et le pont (1875m) qui enjambe le ruisseau de baladrar, avant le poste frontière. Elle domine le Pas de la Casa par un long versant assez doux à l'est-sud-est et permet par notre itinéraire (depuis le parking sus-mentionné) une ascension (et donc descente petit malin) d'environ 800 mètres de dénivellation.

Photo 1: Photo prise vers 2150m d'altitude. Au fond bien sûr, le pic dels Pedrons. Le Pas de la Casa est derrière la crête et à gauche on aperçoit les pics de Font Negra (2870m au maximum). Ça pourrait faire penser à un volcan endormi...  Notre première descente est passée par la partie gauche du versant dans des petits couloirs assez peu pentus. Puis nous avons pris à flanc pour passer au dessus du petit lac (coté 2371m) situé dans un des creux sur la partie droite du versant. Nous sommes remontés sur la partie ombragée pour faire une ultime descente.
Elle ravira tous les amateurs de ski de randonnée, des débutants que l'on pourra emmener là-haut, ou expérimentés qui se lanceront dans le couloir sud qui domine la station du Pas de La Casa. Toutes les nuances entre les deux seront possibles. Enfin, si vous avez pris des crampons dans le sac, vous pourrez aller réellement jusqu'au sommet en franchissement la crête qui suit la petite épaule (cotée 2670m sur la carte IGN) où vous aurez laissé probablement les skis. Alors en ce mois de février si doux, et bien que la neige se soit très vite transformée, j'avais les bonnes chaussettes, à nouveau des rondelles sur les bâtons (merci S.), et c'est quand même mieux, et un compagnon de route motivant.
Du sommet, le panorama est assez vaste, des confins de l'Aneto au Canigou (bien enneigé en ce jour) et une place de choix pour les sommets alentours et la partie supérieure de la vallée de l'Ariège et la Soulane d'Andorre à l'histoire plus tourmentée, en face. On ne manquera pas non plus les vestiges de la mine du Puymorens adossés au versant du Pic de la Mine du Puymorens, autre grand classique du ski de randonnée dans le secteur, sur la rive droite.
On peut penser aussi qu'ici à la croisée des influences atlantiques et méditerranéennes, la neige est toujours (ça n'engage que moi) au rendez-vous. Ceci n'est pas un guide et n'engage que celui qui lira ces notes.

Photo 2 : Le pic dels Pedrons, depuis en dessous le port d'Envalira (2407m). On voit bin le versant assez doux qui descend sur le Pas de la Casa (que nous ne voyons pas...heureusement...). Le couloir mentionné plus haut est nettement visible entre l'épaule et le sommet. (Photo de Guillaume)
Photo 3: Le même pic (... hahaha) depuis le port d'Envalira. On aperçoit quelques pylônes des remontées mécaniques de la station de ski du Pas de la Casa. (Photo de Guillaume aussi)
Il est tout aussi facile d'y accéder par la route nationale 20 depuis l'Ariège et on peut toujours penser que les découpages administratifs parfois reposent sur des faits historiques anciens qui peuvent nous dépasser. On peut aussi regretter le développement intempestif de cette partie de la vallée et la pollution pas que sonore qui en découle.

Photo 4: Notre itinéraire en vert... (par Guillaume)
Si on n'a pas de ski, on peut toujours en louer à Ax les Thermes en montant, au centre de la ville chez SKI sensation. Franchement ils sont agréables et moins chers qu'à Toulouse. On peut même visiblement réserver les skis par internet... www.skisensation.fr  ou 0561019893


samedi 23 novembre 2019

Pic de Tarbesou (2364m) à ski de randonnée alpin

Le pic de Tarbesou (2364m) domine la station de ski d'Ascou-Pailhères dans l'est du département de l'Ariège, au-dessus d'Ax les Thermes. Il s'observe de loin mais surtout le panorama depuis le sommet est exceptionnel car il court du Mont Valier à l'ouest, à Toulouse et la Montagne noire au nord, jusqu'à la mer Méditerranée nettement visible dans ses pourtours à l'est. Par temps clair, je serais curieux de savoir d'ailleurs s'il ne serait pas possible de voir jusqu'à Marseille... On peut toujours rêver...  La vue au sud sur les étangs Noir et Bleu ainsi que celui de Rabassoles est très belle également.

Photo 1 : De bon matin, depuis Goulours en montant d'Ax les Thermes depuis l'ouest, vue sur le pic de Tarbesou.

Photo 2 : En haut de la piste de Mounegou. À gauche, c'est la crête qui monte au sommet et dans l'ombre du fond de la vallée, le départ de la station d'Ascou en samedi 16 novembre. (Photo de Guillaume)
Son ascension ne m'a pas paru compliquée par le versant de la station. Depuis le parking du bas (1500m), il suffit de remonter les pistes de ski, via le téléski de Mounégou, jusqu'à la crête de Mounégou au sud du picou de Mounégou et ensuite poursuivre la crête du même nom jusqu'au sommet. Nous avons choisi, comme d'autres qui étaient là aussi ce jour-là, de redescendre le versant est qui donne sur Mijanes, en rejoignant le col juste avant le pic de la Coumeille de l'Ours au sud-est avant de poursuivre la descente. Nous sommes ensuite remontés sur la crête de Mounégou pour redescendre sur la station.

Photo 3 : (Photo de Guillaume) Au fond à droite c'est le pic de Tarbesou. Voici donc le versant est que nous avons skié avant de remonter par la droite vers la crête de Mounégou. (Photo de Guillaume)
En somme, c'est un sommet facile et parfait pour débuter la saison.

vendredi 1 novembre 2019

Mont Kekes (1014m), point culminant de la Hongrie

Il est certain qu'on ne vient pas en Hongrie pour ses grands sommets. Cependant le Mont Kekes, à 80 km au nord est de Budapest, dans le massif des Monts Matra (d'origine volcanique), mérite bien une ascension. Son aspect quelque peu débonnaire n'enlèvera pas la beauté du panorama sur la plaine du Danube ou les montagnes slovaques ou environnantes tout juste derrière au nord. Malgré sa modeste altitude et ses pentes plutôt douces, une ascension d'environ 650 m est possible en partant de Matrafüred. Tout est y super bien balisé. Enfin l'aspect général en arrivant le matin par l'autoroute de Budapest lorsqu'on sort de l'échangeur peut-être beau. La vue en légère plongée sur la ville de Gyöngyös rehausse d'autant le versant de la montagne qui parait plus imposant derrière comme un rideau. Kékes signifie implicitement "bleuâtre" car son origine est tirée du mot hongrois kek qui signifie "bleu". Tout le parcours se situera en forêt...

Photo 1: Vue vers le sud-ouest, depuis le deuxième étage de la tour.  En contre-bas, l'arrivée du téléski du versant nord.

Photo 2: Depuis l'arrivée du téléski de la piste du versant ouest.
Cette montagne reste une attraction très populaire dans le pays alors ne vous attendez pas à être seul au sommet, d'autant plus qu'une route, depuis Gyöngyös, permet d'y arriver. Celui-ci est surmonté d'une tour-antenne de retransmission de télévision (donc si vous n'en avez pas assez, il est toujours possible de passer par l'escalier pour accéder au deuxième étage, d'autant plus si vous voulez le beau panorama...), lui-même entouré des pylônes des trois téléskis de la petite station de ski. Vous trouverez également les parkings, un petit mémorial, un bar et une multitude d'étals de vendeurs de souvenirs... Et j'en passe en venant de la plaine, même si la station de départ à Matrafured est plutôt agréable bien que très fréquentée.

Photo 3: C'est sûr que parfois on aura des impressions de parc d'attraction.
Photo 4: Il faudra juste choisir la bonne balise, en vérifiant sur la carte du point info ci-dessous...
Photo 5: ... sur un panneau d'information à Matrafured...
On n'oubliera pas en traversant Gyöngyös en chemin, que la totalité de son importante communauté juive a terminé à Auschwitz pendant la Seconde Guerre mondiale.

samedi 19 octobre 2019

Pic de Cerda (2107m) et étang d'Aubé, variations sur la face est du Mont Valier.

On ne fera pas un grand exploit sportif en gravissant le modeste pic Cerda (2107m), coincé entre son voisin le pic de Séron (2489m) qui l'écrase au sud et le sommet de la station de ski de Guzet au pic de Freychet au nord, dans le Couserans ariégeois.

Photo 1: Au fond, la pointe c'est le sommet du Mont Valier. En observant le pla de Gérac (et en planant un peu), on pourra parfois avoir l'impression d'un champ de vestiges archéologiques. (Photo de Claire)

Néanmoins et en reprenant ce que pouvait dire Elysée Reclus dans son Histoire d'une montagne, sur l'intérêt d'escalader les montagnes intermédiaires qui donnent les plus beaux panoramas, ce pic offrira tout au long de la montée, une vue splendide sur la face est du Mont Valier, seigneur du Couserans. La surprise viendra de la vraiment jolie vue sur le petit lac, sans nom sur la carte IGN, coincé sur la face ouest au dessus du col de Cerda. Celui-ci est vraiment tout petit sur la carte, et le sentier revenant de l'étang d'Aubé (à 2090m), passant sous le verrou qui le retient, on ne le verra qui si l'on monte au pic. L'ensemble est harmonieux. En partant du bout de la piste du Gérac au dessus de Guzet à 1800 mètres, l'effort ne sera pas surhumain...

Photo 2: On pourra peut-être appeler ce fameux petit lac, l'étang de Cerda... En arrière plan, dominant l'ensemble, le pic de  Séron.