vendredi 13 août 2010

Port au Prince (Haïti)

Le passage de la frontière à Malpasse, après Jimani, annonce clairement un changement et est une expérience à lui seul. Des déchets plastiques, de plus en plus nombreux, le long de la chaussée, balisent désormais le chemin jusqu'au poste frontière dominicain que l'on cherche à travers la foule bigarrée de marchands haïtiens et dominicains qui viennent se confronter là dans des joutes commerciales. C'est le principal poste de passage et le no man's land offre le spectacle des grossistes dominicains rangés perpendiculairement, en rangs serrés, à la route dans leurs camions, vendant aux petits commerçants haïtiens qui repartent diffuser leurs marchandises vers la capitale.

Photo 1: Je prends furtivement une photo depuis le bus sur les tractations commerciales des uns et des autres !





Le passage de la barrière symbolisant la frontière est aussi difficile à traverser que le périph à une heure de pointe. La partie haïtienne apparaît encore plus dans un enchevêtrement de véhicules en tout genre et les casques bleus péruviens qui sont là, semblent déconcertés. En somme, c'est le bordel.

Port au Prince est désormais toute proche et la route qui nous y mène ne nous montre pas encore trop les stigmates du tremblement de terre (Goudou-goudou comme ils disent, ce qui veut dire la chose: ils ne le nomment jamais par son vrai nom). On les cherche, pour être honnête mais jusqu'au terminus, on est davantage frappé par l'immense camp des casques bleus philippins, adossé à la non moins grande ambassade des USA, dans le quartier périphérique de Tabarre. On comprend vite où est le pouvoir.

Il nous en faut un peu plus néanmoins pour nous impressionner. Je dis nous, car je suis attendu par une amie, Marie, avec qui je vais partager les premiers jours ici dans la capitale.
On ne perd pas trop de temps et on se rend de suite à l'hôtel Oloffson, dans le bas de la ville, non loin de la partie qui a été la plus touchée par le tremblement de terre, en prenant les transports collectifs, les tap-taps (voiture pick-up dans lesquels la plate forme arrière est aménagée, de manière artisanale et très colorée, pour recevoir les passagers).

Photo 2: Merci Marie, pour la photo du tap-tap.



Les passagers nous y font spontanément une place. On débarque sur la place du Champs de Mars, là où il y a le Palais national écroulé (mais on ne le voit pas : normal, il fait déjà nuit!) pour prendre un taxi qui nous dépose devant l'hôtel.

Photo 3 : La façade de l'hôtel Oloffson, depuis le jardin. Le roman de G.Greene "Les comédiens", s'y déroule.



Le bâtiment est dans le style gingerbread et devrait quand même figurer dans la liste des 1000 lieux à avoir vu dans sa vie. On prend deux bières locales, Prestige (elles ont quand même gagné des récompenses internationales), un sandwich haïtien aux pickles (chou mariné et pimenté...) et on a attendu sagement que le concert de RAM commence. Pour ceux qui ne connaissent pas, allez voir la B.O. du film Philadelphia.

Photo 4 : L'intérieur de l'hôtel. On aurait pu prendre plusieurs photos par pièces, avec des tableaux de maître accrochés, tel Préfète Duffaut (bon, pas celui sur la photo!).




Le lieu se remplit d'Haïtiens et de coopérants, mélangés, et l'ambiance est vite chaleureuse. Je laisse Marie, restée attablée sous la galerie, car elle semble en très bonne compagnie: un bel hidalgo s'approche timidement.
-Je peux m'assoir?
-Oui
-Je peux vous offrir quelque chose à boire?
-heuuu, je ne veux pas d'alcool, alors de l'eau.
Il revient et :
-Voici ma carte. Je suis responsable du programme USAID (programme de coopération). Je touche 20000$ par mois. Bon, c'est sûr c'est difficile pour les pauvres Haïtiens, je les comprends.
-...
-Je viens d'acheter une maison aux Canaries, comptant (et content!).
-Ah bon...

Le concert est vraiment bon, mélangeant rythmes vaudous, rock et sortes de vuvuzelas locaux et on aimerait que cela dure plus longtemps. Il faut quand même rentrer, il est 1h30 du matin. On prend une moto taxi à trois, traversant les rues désertes de la ville. J'évite pour ma part de me percer le nez avec la baguette qui tient le chignon de Marie. On n'a toujours pas vu beaucoup des dégâts dans la ville.

Les décombres, je ne tiens pas à les voir de manière volontaire alors le lendemain, en visitant la ville, en nous rendant manger dans la famille d'un des amis haïtiens de Marie, on ne pourra pas faire autrement que de les voir tant la ville a souffert. Le seul édifice que nous irons regarder, de manière délibérée, sera le Palais national, où l'on prend une photo (Photo 5: ci-dessous) . Ce sera la seule. Mais c'est impressionnant.



En se promenant, l'après-midi, digérant le fantastique riz (cuit avec du lait de coco et des haricots) offert plus tôt par la très accueillante tante (Tante Elsa) de Jean Marie, l'ami de Marie, nous avons flâné, acheté quelques souvenirs autour du Champs de Mars. Aucun regard, aucune parole ou attitude inquiétante. Retour en taxi et tap-tap après un deuxième passage à l'Oloffson pour déguster un vrai jus de mangue et citron vert. Alors, je préfère entendre les mots des Haïtiens plutôt que d'écouter les consignes que donnent les ONG à leurs personnels : ne pas sortir seul, interdiction de marcher dans la rue... Deux mondes.

mercredi 11 août 2010

Santo Domingo (Rép. dominicaine)

Cette fois-ci, les Pyrénées sont loin même si la ligne aérienne, entre Toulouse et Madrid, les survolent et permet d'observer clairement les principaux massifs. On passe par exemple, dans ce sens, à la verticale du glacier des Oulettes, au Vignemale...

Alors me voici dans les grandes Antilles, à Santo Domingo, en République dominicaine, d'où je pars demain, en bus pour Port au Prince, en Haïti. L'objectif de ce blog était clairement de partager l'expérience avec ceux ou celles que ce voyage en Haïti intéresse, et notamment certains de mes élèves avec qui on a travaillé cette année, pour ma part avec grand plaisir, sur ce pays et un de ses plus importants écrivains actuels, D. Laferrière. Alors nous y voilà !!!(enfin, je...)

Le voyage débute avant de mettre les pieds dans l'avion et le déplacement en lui-même, hormis le fait de constater que mon bilan carbone est très mauvais, est la mise en bouche. J'ai décidé de passer par la capitale dominicaine car le billet était nettement meilleur marché. Les immigrés dominicains qui rentrent en vacances, à la même occasion, mettent l'ambiance et d'autant plus que l'arrivée approche et que les réserves de vino tinto (vin rouge, vous aurez compris...) de la compagnie espagnole s'épuisent. C'est assez réducteur de dire que les Antillais n'aiment que le rhum !

Tout se passe très facilement dans cette destination du tourisme international, sans que cela lui enlève trop de charme. Un taxi vous emmène rapidement dans la pension que vous avez choisi soigneusement dans un guide quelques jours auparavant, le Routard pour ne pas le citer, et appelé. Le logement choisi est bon marché (600 pesos, env. 11.5 euros la nuit), suffisamment proche du centre colonial de la ville pour le visiter à pied (pension Miguel-José y Dolores, calle Abreu 7), et suffisamment loin pour éviter d'être avec nos amis grégaires, les touristes en short et en claquettes. L'accueil est vraiment chaleureux et on est presque en famille, avec les Dominicains, entre deux colmados.

Photo 1 : Un colmado, c'est à dire un mélange d'épicerie et de bar, à l'angle des rues. Ils sont repérables à la musique forte jusque tard dans la soirée. C'est pratique quand on aime la bachata et qu'il colle les murs de la chambre !



La ville est bruyante de circulation mais aussi de musique bachata ou meringue, polluée par les gaz d'échappement des voitures, mais colorée de mille enseignes, de vendeurs ambulants de fruits, et de visages. Ça me plaît. Le deuxième avantage de venir ici, avant d'aller en Haïti, est de constituer un sas de décompression. On a une première approche du sous-développement même si ici le tourisme a bien changé les choses. Le centre colonial, dont les plus vieux bâtiments datent du début du 16ème siècle, est propre et tranquille mais la pauvreté est vite présente depuis l'aéroport. On peut décider de passer par ici, aussi parce qu'on aime ce pays. C'est mon cas.

Photo 2: Une maison du centre colonial. Elles ne sont pas toutes en bois ou en calcaire coralien. Il y en a quelques unes de moches aussi.


Une des premières choses que j'ai faite ce matin, a été de visiter un supermarché puis un magasin spécialisé en dulce de leche ("douceur de lait", merveilleux) avant d'aller manger un peu plus tard à une terrasse un plat de viande de porc, sauce à l'ail (avec beaucoup d'ail), surtout avec le plat de bananes frites qui l'accompagne. Ça aussi j'aime.

Photo 3: On part aussi en voyage pour manger!



Imaginez donc mon bilan calorique après cette première journée et avec l'ail, mon bilan... sentimental. Comme le carbone, catastrophique. Oui, j'ai oublié de préciser que les femmes sont gracieuses. Le métissage a fait de beaux visages.

Vous imaginez bien qu'il reste peu de temps pour visiter les monuments. Pour être honnête, je les connais et en plus je ne fais pas de thèse de 3ème cycle sur le sujet, alors j'ai pris quelques photos seulement.

Photo 4 : La cathédrale Santa Maria la Menor, petite cathédrale de calcaire coralien, mais c'est la plus ancienne des Amériques (construite dans un style roman, entre 1512 et 1540). A droite, la statue de Colomb, indiquant le nord (?) sur le parque Colon, à Santo Domingo.




Photo 5 : Au fond, l'Alcazar de Colon (Colomb): l'édifice a été construit en 1510 pour le fils, Diego, qui devient gouverneur en 1508.



Voilà, il me reste la soirée, pour aller prendre un dernier verre sur le Malecon (avenue et promenade en bord de mer) et constater que la vie de touriste moderne est particulièrement semée d'embûches.

Pour les fans de bachata, il vous faudra aller sur youtube.

samedi 7 août 2010

Pic Badet 3160m et Pic Maou 3074m (Hautes-Pyrénées)

Pour la dernière sortie de l'été, avec Claire, nous avons choisi une escapade un peu plus difficile, pas trop loin de Toulouse. Le massif du Néouvielle, dans les Hautes-Pyrénées, offre une grande variété de possibilités. Depuis le barrage du Cap de Long (2175m), nous avons opté pour aller enchaîner les pic Maubic* (3058m), le pic Badet (3160m) et le pic Maou (3074m). L'itinéraire s'annonçait plutôt rude et il l'a été quand même.  Maou en occitan signifie mauvais... Je suis rentré cuit.

Le départ se fait du barrage, au bord duquel nous avons passé la nuit. Le parking est large et gratuit. Nous étions donc pas les seuls, mais c'était calme. Le lendemain, c'est à dire aujourd'hui, samedi 7 Août, nous avons débuté à 8h en longeant la retenue par un sentier bien fréquenté qui gagne progressivement de l'altitude.

Photo 1 : Pas besoin de pancartes le long du lac de Cap de Long, le chemin est indiqué naturellement! (photo de Claire)


A l'autre bout du lac, le sentier s'élève rapidement à travers la montagne de Cap de Long.

Photo 2 : Depuis le sentier, vers 2700m, vue sur le lac de Cap de Long, sous le pic de Néouvielle (3091m).


Vers 2800m d'altitude, on laisse le sentier pour s'engager dans la voie d'accès du glacier du Pays Baché (enfin ce qui l'en reste), puis on gagne sur la droite la crête qui nous mène directement au pic Maubic, à travers la caillasse mais sans aucune difficulté. Arrivés au sommet, nous nous sommes demandés néanmoins pourquoi celui-ci était considéré comme un sommet principal dans la liste officielle des 3000 pyrénéens. Ceci dit, le panorama sur la face du pic Long qui l'écrase, et sur le lac Tourrat, au nord, et plus généralement, l'ensemble du massif est vraiment intéressant. On peut voir que cette année, la voie normale d'ascension du pic Long, qui avant l'accentuation du retrait du glacier, passait par ce versant, est plus praticable. En effet, la rimaye semble encore comblée par la neige et n'offre apparemment pas trop de difficultés. Ce n'est pas le cas de la suite. On a pu observer deux hommes se lançant dans l'ascension et passer beaucoup de temps dans la deuxième partie au dessus du glacier. C'est de l'alpinisme et ce n'est pas encore pour moi.

Photo 3 : De gauche à droite, le pic Badet, le pic Long et le pic Maubic, avec en dessous le glacier du Pays Baché.



En redescendant, et observant la face du pic Badet qui est notre deuxième objectif, Claire ne se le sent pas et donc me laisse partir seul. Je dois la rejoindre au Gourg (trou, lac) de Cap de Long (2842m), un peu plus haut dans la vallée.

Photo 4 : Depuis la crête menant au pic Badet, vue sur le Gourg de Cap de Long, sous le pic Campbieil (3173m).



On descend donc un peu le versant et je traverse les névés, vers 2900m, pour gagner celui du pic Badet. Le début de l'ascension nous décale un peu à gauche du sommet, entre le talweg* et les contreforts orientaux du pic Maou pour aboutir facilement, même si la montée est rude, sur la crête. On la suit, à droite, jusqu'au sommet: la roche n'est pas bonne, souvent friable, c'est parfois exposé sur l'autre versant qui est nettement plus raide. Il faut passer une petite cheminée sans difficulté... c'est de la haute montagne et on a délaissé les ambiances pastorales.

Photo 5 : Sur la crête du pic Badet, en redescendant.



Le panorama depuis le sommet est vaste avec tous les grands massifs de la partie occidentale des Pyrénées et la vue sur le pic Long qui ne cesse de m'impressionner.

Le retour s'opère par le même chemin sur la crête que je prolonge sans aucune difficulté, et très rapidement, vers le pic Maou, même si je dois m'aider des mains souvent. Je dois avouer ne pas m'y être attardé et avoir enchaîné avec la descente. Celle-ci, directement sur le Gourg de Cap de long n'est pas si aisée que cela dans sa première partie. Le terrain est vraiment instable, parsemé de plaques pas toujours des plus faciles. Il faut vraiment être attentif.

Photo 6 : Le pic Maou, depuis la crête du pic Badet.



J'ai rejoint Claire qui avait fait en partie trempette dans le lac et, en deux heures, nous étions en bas. L'itinéraire complet a nécessité pour ma part environ 7h30.

Pour une description plus précise d'un itinéraire très proche:
http://castel.jl.free.fr/pagemodele/rando.php?hautespyrenees?num=8


*mot allemand signifiant en gros ligne formée par les points les plus bas des profils en travers successifs d'une vallée.
* Maubic : Patronyme d'un chasseur d'isards d'Aragnouet (fin de XIXe siecle), originaire d'un "mau-vic" ou mauvais quartier. (Robert Aymard)
Aussi selon L.Maury : Il rappelle le souvenir d'un chasseur d'isards, Carrère dit Maubic, de Tramezaygues, que fit en cet endroit une chasse particulièrement heureuse, puisqu'il abattit, s'il faut en croire les montagnards, trois isards d'un seul coup de fusil.

dimanche 1 août 2010

Batoua 3034m (Hautes-Pyrénées)

L'année dernière, la vallée du Rioumajou, dans les Hautes-Pyrénées, au dessus de Saint-Lary Soulan, m'avait laissé une impression agréable et apaisante. J'ai donc décidé d'y revenir ce vendredi 30 Juillet, pour faire l'ascension, le lendemain, de son plus haut sommet, le pic de Batoua (ou Cullfreda), 3034m, profitant d'une journée de beau temps annoncée.

L'ascension démarrera à 1390m, au parking de la zone de campement, à côté du pont de Frédançon, où je suis arrivé le soir vers 21 heures, me trouvant presque seul sur le parking (en tout cas entre humain). Je dors, dans ma voiture, à l'étroit, et pas à la belle étoile (même si c'est tentant) car je veux éviter, dans mon sommeil, d'être gentiment pris pour de la pelouse par nos amis les bovins qui paissent là. Mais l'endroit est calme, vert et la vue sur les sommets du Batoua qui nous dominent, belle. On a cependant la possibilité de dormir plus haut, à 1550m, au bout de la piste (interdite de 12 à 16h) qui démarre du parking où j'ai dormi. Il y a là aussi, en effet, comme je le verrai le lendemain, une zone de campement autorisé, près de l'Hospice de Rioumajou.

Photo 1: Depuis le port de Madera, vue sur, à gauche, le pic de Cauarère et, au centre, les Batoua: ça paraît bien loin, mais ce n'est qu'une illusion d'optique...

En fait, j'ai hésité et puis je me suis dit que si on pouvait y aller en voiture pour se rapprocher, il y aurait forcément du monde. Ce fut le cas. En plus, la piste, le long du torrent de Rioumajou, offre une alternance de forêt, clairière, petites cascades, bassins, fort agréable, même au retour au bout de plusieurs heures de marche.

Le samedi, je décolle donc à 6h30 et avale rapidement, en 3/4 d'heure, la piste qui sert de terrain d'échauffement. Le passage à l'hospice, marque le début de l'ascension, plus raide, mais pas difficile, par le vallée de Millarioux, vers le port de Madera (2560m) puis le port de Cauarère (2526m). On se trouve là dans un environnement plus minéral car la végétation disparaît au profit d'étendues schisteuses, qui font penser parfois à des résidus volcaniques. C'est beau car cela tranche avec le vert des pâturages. Au retour, je prendrai directement dans la pente depuis le port de Cauarère, par une sente plus raide mais très agréable à descendre à vive allure avec les bâtons de marche.
Photo 2: La fin de la piste, tout près de l'hospice de Rioumajou.



Une fois que l'on est sur la crête (frontière franco-espagnole), l'itinéraire ne la lâche plus jusqu'au pic de Cauarère (2901m) d'abord, puis le point culminant des Batoua (le sud-ouest) 3034m, et se prolonge au Batoua central (3028m) puis le Batoua NE (3032m).

Photo 3: Depuis le pic de Cauarère, vue sur le pic de Batoua SW. A gauche, le pic de Lustou (3023m).


Ces deux derniers n'étaient pas dans mes objectifs mais leur réelle proximité et facilité m'ont fait changer d'avis. J'ai mis 3 heures, depuis l'hospice pour parvenir au premier des Batoua. Il n'y a réellement aucune difficulté comme me le confirmera le nombre et la variété des personnes que je croiserai au retour. Ceci dit, le sommet se mérite car le chemin est long (c'est un 3000m!) mais le panorama depuis le sommet offre une vraiment belle récompense: des massifs du pic Posets (3375m) (Photo 4 ci-dessous) et du Schrader, à l'est, au Mont Perdu à l'ouest, et plus loin encore, la vue sur les deux piémonts.



L'ambiance est pastorale et l'heure matinale de mon départ m'a permis de croiser à nouveau une harde d'isards avec de nombreux petits qui m'ont coupé la route à 20 mètres avant de se réfugier à peine un peu plus loin.

Photo 5: Oui, oui, on les voit en face, là... les petits points marrons, chuttt!



Si à tout cela, on ajoute une dimension historique car la vallée et l'hospice de Rioumajou ont été de tout temps des voies de passage fréquemment empruntées (Pèlerins de Compostelle, trafiquants en tout genre à travers la frontière, réfugiés de la République espagnole...), on trouve là une vallée attachante. Attention, il n'y a pas de lacs dans les environs, peut-être dû à la composition schisteuse du massif.