jeudi 25 août 2011

Pic de la Forqueta 3007m (Aragon)

Bien que ce ne soit pas une ascension difficile, cela reste reste un itinéraire qui se mérite pour une simple et bonne raison: c'est un peu loin et pas très simple d'accès depuis Toulouse. Si on veut y aller pour la journée et par exemple dormir sur place la veille (ce que je vous conseille car il y a un chouette camping pas cher et un refuge gardé), il vaut mieux partir tôt pour éviter de rester coincés comme des "novices" (...) à l'entrée du tunnel de Bielsa, devant le panneau indiquant les horaires de fermetures (22 heures à 8 heures, du lundi au jeudi) pour cause de travaux, à attendre que ça ouvre et devoir ainsi passer la nuit là!!! Hum...Car ensuite, il faut passer Bielsa, tourner à gauche à Salinas de Sin et s'engager dans la vallée de Chistau où après le village de San Juan de Plan, on emprunte une piste de 11 kilomètres, pas toujours des plus confortables, pour atteindre le départ, les granges de Viados, à environ 1750 mètres d'altitude. Dès que l'on pénètre dans cette vallée, on a l'impression d'être loin de tout.

Photo 1: En redescendant, vue depuis les granges de Viados. Au fond (plutôt au milieu sur la ligne de crête!), le Pic de Posets.

La mise en bouche peut apparaître un peu longue et salée mais on est mis de suite dans l'ambiance pastorale du site qui m'est (mais ce n'est que mon avis) apparu grandiose car les près de fauche, encore en fleurs, et les vieilles bordes en bon état qui se trouvent harmonieusement là, sont dominés par le massif du Pic de Posets et ses 3375 mètres. Pour être honnête, (mais vous n'en doutez pas une seconde), c'est l'endroit que j'ai voulu revoir en premier après mes longues journées de l'été dont j'essaierai de parler plus tard (...).

Le massif est composé de nombreux sommets élevés dont le niveau technique nécessaire à leur ascension n'est pas insurmontable. Nous avons avec Claire donc choisi le 3000 le plus accessible du massif à savoir le Pico (ou Tuca selon les sources) de la Forqueta. Le cheminement se fait presque entièrement sur chemin balisé du GR11.2 (variante sur le GR11) jusqu'au Collado de Grist ou La Forqueta à 2860 mètres. Ensuite, il s'agit de suivre les cairns qui jalonnent la ligne de crête jusqu'au sommet principal (car il y a un sommet secondaire très facile d'accès que vous verrez une fois là-haut). On pose parfois les mains sur cette dernière portion mais c'est un plaisir.

Photo 2: Vue sur le Pic de la Forqueta, depuis le pic de la Forqueta Sud-est. Ce dernier est légèrement plus bas, 3004 contre 3007 mètres.

En cette journée la montagne s'est couverte de trainées blanches qui étaient les restes de l'orage de grêle de la nuit. Un de nous deux pensait que c'était de la neige mais l'autre non. Alors j'ai voulu parier mais faire un pari tout seul, c'est plus difficile.

Photo 3: Bon alors, c'est de la grêle ou de la neige? Et ça, c'est du lard ou du cochon?



Ainsi, même si les prés étaient encore en fleurs, une impression automnale se dégageait de l'ensemble car la montagne s'était parée de teintes marrons, le vert des pâturages d'altitude tirait un peu vers le jaune et le soleil en fin de matinée n'était pas aussi agressif. Le sentier est bien balisé tout du long. On quitte rapidement la zone de prés sur le versant au soleil, adossé au Pic Schrader, pour entrer dans une zone mixte de forêt de pins et de pâturages qui nous mènent ensuite vers la forêt en montant le Val de la Ribareta. Celui-ci se termine avec une falaise taillé au hachoir dans le versant (vers Las Tuertas). Puis le sentier gagne la zone des pâturages d'altitude, où un cadavre de brebis (enfin ce qu'il en restait) gisait au milieu du sentier :
-Non, non. Elle ne s'est pas coupée la jambe à la scie avant de mourir.
En fait, on se demandait pourquoi, il y avait un tibia qui trainait plus haut.

Photo 4: Sur la zone de pâturage. A droite, les pics Eriste. A gauche, coincé entre les deux versants serrés, le Pic de la Forqueta. Le sentier passe par là.

Vers 2300 mètres, on laisse à droite le sentier qui file vers l'Ibon (lac) d'els Millars (30 minutes) et se prolonge vers celui de Leners (une heure), par un raidillon dans les pelouses qui aboutit à une zone suspendu et plus plate mais aussi plus minérale avec une vue plus claire sur l'objectif. Il peut-être possible de faire une boucle vers le premier lac et de récupérer le sentier du GR plus haut. Sur certaines cartes/guides, en tout cas, c'est indiqué.
-Voilà. On arrive au col, puis on se fait la crête, puis le camembert.
On peut d'ailleurs apercevoir des gens sur celle-ci. Au sommet, ce sera un couple avec ses deux filles de 10-12 ans. C'est accessible!

Le panorama du sommet est idéal pour voir le versant sud des Posets.

Photo 5 : Depuis le sommet de la Forqueta, vue sur le sommet du Pic de Posets, encapuchonné de grêle et à droite, au pied, l'Ibon de Llardaneta.



On est à hauteur également des pics Eriste au sud-ouest qui paraissent finalement un petit peu plus loin que prévu (ce sera pour une autre fois). (Photo 6 ci-dessous, avec l'Ibon alto de Bagüena)


La crête du massif de la Maladetta avec l'Aneto qui trône au milieu est parfaitement visible. Ce n'est pas le cas du Mont Perdu qui est dans les nuages. Par contre, on voit bien le massif du Néouvielle et celui du Perdiguère. La description ne serait pas complète sans les lacs qui parsèment les cirques d'origine glaciaire tout autour: l'Ibon de Llardaneta par où passe le GR11 qui va au refuge d'Angel Orus et l'Ibon alto de Bagüena au pied des pics Eriste. Le temps s'est un peu couvert alors je laisserai la description du piémont car on n'y voit pas...

Retour impeccable en coupant par un petite cheminée où s'engouffre un semblant de sente qui aboutit plus bas sur le GR. Entre six et sept heures de marche car finalement la montée est longue. Petite pause au café du camping plus bas histoire de profiter une dernière fois et d'acheter une spatule en bois faite par le patron des lieux.

jeudi 19 mai 2011

Pic de Malcaras 2865m (Ariège)

Un printemps sec et précoce donne envie d'aller tutoyer des sommets plus élevés. La neige est toutefois encore présente en altitude alors nous avons choisi une montagne des Pyrénées ariégeoises qui offrait un versant sud accessible, d'une altitude non négligeable (histoire de voir où nous en sommes!), assez proche de la ligne de crête frontalière. C'est aussi l'occasion de tâter le manteau neigeux par nous-même pour aller encore plus haut ultérieurement (je n'aime pas particulièrement les montagnes trop enneigées...).
Photo : Et pourtant, un peu de neige ne fait pas de mal! Au fond, le sommet du Pic de Malcaras.

Le Pic de Malcaras (2865 mètres) dans la vallée de Vicdessos est choisi, un peu comme on prend un ticket de loto (avec internet il y a de plus en plus de tickets gagnants), mais en restant optimiste, comme toujours. Ceci dit, c'est avant tout une partie de la vallée que je ne connaissais pas! Le départ est matinal car la pluie est annoncée pour l'après-midi et effectivement elle sera là sous forme d'orage dès le pied posé au retour à la voiture, à 13h30.
Photo : On remonte sur quelques dizaines de mètres la piste puis on file à gauche visant la petite falaise grise et un peu noire, plus au moins au centre de la photo.

Nous partons vers 7h30 du parking des Orris du Carla à 1650 mètres d'altitude au bout de l'impressionnant étang de Soulcem. La vallée n'est pas si large que cela. On laisse la voiture là et nous n'irons pas plus loin tenter de prendre une amende de cent cinquante euros en poursuivant la piste.
- Tu vois la vallée avec la piste qui monte en serpentant?
- heu, oui.
- Puis les sommets enneigés au loin?
- Oui, oui.
- C'est beau hein?
- Ah oui...
- Et bien, c'est pas là!
Cela tombe bien car en fait notre itinéraire pique droit vers l'est sur le versant (de Pause Plane) un peu raide au dessus des prairies. Le départ n'est pas forcément facile à trouver alors prenez comme bon vous semble (le terrain est facile) en visant une sorte de petite falaise noirâtre (à environ 1800 mètres d'altitude) juste au dessus puis filez vers la gauche. Le sentier (qui vient en fait du Carla d'en Haut) vous mènera rapidement, vers 2020 mètres, à une cabane pastorale au milieu d'une jasse (Du N. C. fém. provençal jasso francisé : bergerie (élevage ovin). En fait l'endroit où les bêtes passent la nuit autour de la cabane "protectrice".) (voir photo ci-dessous), non ouverte pour le randonneur de passage. Autour il y a quelques orris en très bon état pour s'abriter en cas de force majeure. Ceci dit mieux vaut ne pas trop s'y allonger.

A partir de là, le versant devient plus raide, le sentier, bien qu'en partie cairné n'est plus aussi aisé à suivre. On se dirigera sur le vallon de gauche en regardant vers le haut, puis ayant passé le premier resserrement, on restera bien sur le vallon à droite de la crête rocheuse (qui mène au sommet). Vers 2650 mètres, la pente s'adoucit et on arrive à un lac qui n'est pas mentionné sur la carte, à 2690 mètres (vérification faite sur la dernière carte Top 25 de Vicdessos que je me suis procurée, il était mentionné). Le sommet est à gauche et nous tend les bras. Un dernier petit effort dans la neige qui était continue depuis peu.
Le panorama est large et intéressant depuis le sommet car les montagnes de la région ont une altitude assez homogène. Ainsi, la ligne de crête sur laquelle se trouve le sommet, est à une altitude comparable de ses voisines. On a l'impression de pouvoir toucher les autres sommets. Bon, on attendra un peu car le massif du Montcalm juste en face est dans les nuages. La haute vallée d'Arties, autour de l'étang du Fourcat, et les faces nord des sommets du haut Vicdessos sont encore bien enneigés. Par contre le manteau blanc semble avoir quasiment disparu des montagnes andorranes et espagnoles.
La descente se fera en quatrième vitesse pour éviter la pluie que l'on pressent...
Photo : Descente en ski (sans les skis!).

Pas de soucis, on aura le temps de visiter les orris de Le Carla d'en Haut.
Photo : C'est qu'il ne s'agit pas de se laisser aller. Petite pause à Auzat. Claire et Ian n'ont pas du trop forcer...

jeudi 28 avril 2011

Maroma 2068m, point culminant de la province de Malaga (Andalousie).

La Maroma, dans la Sierra Tejeda, est la cime la plus élevée de la province de Malaga, à l'est d'Antequera. Son aspect est massif car à son altitude élevée pour la région, elle conjugue un fort dénivelé, la mer étant toute proche et les montagnes autour plus petites. On dirait une table blanche posée sur la campagne verdoyante et vallonnée.
Photo 1: Vue sur le sommet peu après le Collado de la Gitana (1416m). C'est encore loin...


Le départ se fait du village blanc de Canillas de Aceituno, dans la région de l'Axarquia, à moins de 700 mètres d'altitude sur le versant sud (à une quinzaine de kilomètres de Velez-Malaga). Vous en déduirez donc que l'ascension sera longue (plus de trois bonnes heures pour les non-habitués, j'ai lu sur des panneaux quatre heures) et "chaleureuse" (...) pour ne pas dire plus. A éviter donc à partir du mois de juin.
L'itinéraire débute près de la mairie (Ayuntamiento) par une large pancarte qui vous indiquera la direction à prendre.
Photo 2 : Le seul moyen de se perdre est de s'installer à la terrasse du café, au dos du photographe. Mais pour cela on pourra attendre le soir!


Le chemin est balisé jusqu'en haut, alors vous pourrez oublier à la pension la carte topographique que vous aviez certainement acheté spécialement dans une librairie de Malaga (au bout de la Calle Alamos au croisement avec Puerta Buenaventura, mitoyenne d'une boutique d'équipement de sport de montagne, dans le vieux centre à deux pas de la place de la Merced où il y a la maison natale de Picasso) !
L'ascension est rude mais les premiers lacets à la sortie du village sont quelque peu protégés par des bosquets de pins. Après la fontaine (eau potable) de la Rabita, à 1050 mètres n'y comptait plus trop car le débit des suivantes dépend de la quantité d'eau tombée dans l'année. Le chemin est large et bien entretenu, encore du pavage du siècle dernier. L'usage est ancien car les habitants allaient chercher la glace et la neige l'hiver dans les hauteurs avant l'invention du frigo (forcément) et l'y entreposait (Casa de la nieve). Et si j'ai bien compris les pancartes, l'endroit accueillait des ermites musulmans (là il faudrait vérifier...). On y allait également chercher la matière première pour enduire les façades de chaux.
Le parcours serpente pour éviter les vallées très encaissées, le paysage devient assez majestueux et même si on se sent en forme, et que l'allure est joyeuse, il peut arriver parfois que l'on se demande ce qu'on fait là!!! Le sommet est encore assez loin, même depuis la Proa del Barco à 1690 mètres, et le terrain minéral.
Heureusement dame nature, dans sa grande générosité, vient se faire pardonner car apparaissent devant moi, à vingt mètres, deux têtes de caprins sauvages, en fait ce sont des bouquetins d'Espagne. Non, je ne rêve pas. Il ne s'agit pas d'une enseigne pour une marque de matériel de ski. Mais comme ils ne bougent pas, je doute.
- Pss, psss...Allez...Ohohoh. (Photo 3 ci-dessous)


En plus, mon côté égocentrique ressort et je me dis qu'il faut être le seul à voir ce beau spectacle. Ils finissent par partir et j'accélère le pas...
Et puis, il y en a d'autres sur les crêtes, sous le vol de quelques grands rapaces (aigles?). Le sommet est là, large. Un avion aurait peut être la place de s'y poser. Le guide et la carte précisaient que le point culminant était en fait un deuxième talus, plus loin de cinq minutes, paraissant plus petit, mais en fait plus haut d'un mètre.
Alors j'y vais, revenant aussitôt manger mes deux pommes sous le monument du sommet (l'officiel). Le panorama est large même si là aussi l'heure tardive n'aide pas à la clarté. Tant pis, pour la Sierra Nevada qui est encore dans les nuages. Les nombreux abris contre le vent prouvent que l'endroit est fréquenté et que venir passer la nuit ici doit être magnifique. Les côtes du Maroc ne sont pas loin et au petit matin ou le soir au couchant... Les bouquetins reviennent, c'est une véritable invasion et je ne m'attendais pas du tout à cela.

Photo 4: J'aurais bien mis un petit film: ça va venir...

La descente sera longue mais l'arrivée au village et la pause à la terrasse d'un café, à l'ombre des orangers en réconfortera plus d'un. Le coca bien frais donnera les forces pour une dernière petite virée à travers les ruelles, dont le maillage est hérité de la période musulmane, discrètement, sans trop déranger les papis assis sur les bancs, à discuter, eux aussi, à l'ombre sous les orangers. L'idéal aurait été d'y passer la soirée.
Photo 5: Vue générale sur le village depuis les rues du haut. L'église est sur l'emplacement de l'ancienne mosquée. Il reste des vestiges encore dans la région, à faire tranquillement ensuite en voiture.


P.S.: Les jours qui ont suivis ont été abondamment arrosés. Les suggestions s'arrêtent là, même si je conseille la Torrecilla, dans la Sierra de las Nieves, près de Ronda... Une autre fois.

Photo 6: Mon itinéraire...






mercredi 27 avril 2011

Camorro alto 1378m, Sierra de Chimenea, Antequera (Andalousie).

L'Andalousie de vert vêtue est surprenante et belle bien sûr. J'en étais resté à celle que je connaissais bien, un peu sèche, en dehors du début du printemps. Je la retrouve colorée de vert presque irlandais (le soleil reste andalou...), parsemée de fleurs sauvages dans les champs et dans les montagnes, avec de l'eau dans les rivières et des batraciens le chant.
Alors puisque mon petit séjour commence, ce sera l'occasion simplement de faire quelques suggestions d'itinéraires choisis à travers ces montagnes.
Un deuxième conseil qui prend en compte la morphologie de ses massifs: on est dans des formations calcaires comme la plupart de ces chaînes côtières, donc ne comptez pas trouver de l'eau par là-haut. Portez des réserves et si vous n'en prenez pas suffisamment, évitez de manger au petit déjeuner du gaspacho avec du chorizo...

Aujourd'hui, l'itinéraire part du coeur de la coquette ville d'Antequera et ses 27 églises, vers 550 mètres d'altitude (place San Sebastian) , à une cinquantaine de kilomètres au nord de Malaga (qu'il faut aller visiter même si ce n'est pas la plus prestigieuse des grandes villes andalouses). Le matin, c'est déjà un plaisir, dans la douceur des températures, de remonter ses ruelles du blanc typique des façades locales, passant à côté de l'Alcazabar qui domine la ville. Se dirigeant vers le sud, par la route A-343, on débouche sur une sorte de vallée pendue au-dessus de la ville, au pied des Sierra de Chimenea (où nous allons) et Pelada qui barrent l'horizon au sud, de leur masse blanche.

Photo 1: Image prise depuis non loin de la Calle Alta. Vue sur l'Alcazabar (forteresse), à gauche et le Camorro Alto à droite. Le clocher le plus élevé (presque au centre) correspond à la colegiata San Sebastian, sur la place du même nom indiquée plus haut.

Les guides de randonnée que vous trouverez dans le coin font débuter l'itinéraire ici (à une petite demi-heure du centre, et encore), au carrefour des routes A-343 et C-3310, que longe le sentier de grande randonnée GR7 ( pour ceux qui le connaisse dans les Pyrénées, c'est le même!).
La marche débute ainsi par une longue et tranquille remontée d'une piste, à travers les champs et les oliviers, qui ne perd jamais de vue l'objectif. Le sentier démarre à environ 750 mètres d'altitude, par une série de lacets, qui "escalade", sur un chemin pavé, la barrière rocheuse, pour arriver rapidement au Puerto de la Escalaruela (960 mètres). Ne vous laissez pas impressionner, c'est très facile et les rencontres donnent du piquant. D'abord une belle couleuvre qui bronzait au soleil et qui ne m'a forcément pas entendu! Puis elle a détalé... En suivant, c'est un randonneur au long cour (je n'emploierai pas le terme de pèlerin car il devait croire à dieu comme je peux être danseur étoile) qui comptait rejoindre Santiago de Compostelle, depuis Malaga, en une quarantaine d'étapes. C'est le chemin du sud (via de la plata) et notre andalou, car il était andalou, était d'humeur chaleureuse.
A partir du col, il faut bifurquer sur la droite le long de la clôture pour suivre le sentier cairné qui évite, dans un premier temps, les rochers. Au bout d'une heure, le sommet est atteint. Peu avant l'objectif, j'ai délaissé l'itinéraire cairné pour monter plutôt tout droit car... j'en avais envie!!! Pas de difficultés. C'est tout. Depuis le centre ville, comptez environ trois heures de marche.
Le panorama est vaste depuis la borne du sommet: au nord, la plaine d'Antequera qui ouvre sur l'immensité de la région avec ses paysages caractéristiques. Au sud, la vue sur la mer Méditerranée est aujourd'hui peu nette car il est déjà tard. N'allez pas croire que je me suis levé aux aurores aujourd'hui! Et enfin, le summum reste la vue sur les autres sierras côtières: Sierra de Las Nieves au sud-ouest, Maroma (un peu plus de 2000 mètres d'altitude) à l'est qui devance la Sierra Nevada (qui porte bien son nom) que l'on voit à peine dans les nuages et vue imprenable sur le massif d'El Torcal (à voir absolument: des sentiers y sont balisés) juste en face, mais dont on ne peut contempler la partie la plus spectaculaire.
On reste forcément un bon moment là-haut mais le soleil commence à taper. Les troupeaux de moutons et de chèvres qui montent brouter l'herbe verte nous saluent de leurs carillons dans la descente. Aussitôt arrivé, je m'affale à une terrasse de café et je déguste une porra, spécialité locale rafraichissante qui justifierait à elle-seule le voyage ici!!!(Photo ci-dessous, dans le bar-cafeteria Chicon, sur la place San Sebastian).



Photo 3 : L'itinéraire