lundi 22 juin 2015

Dent d'Albe 3136m (Aragon)

Le mois de juin est à mon avis la saison propice pour venir visiter cette partie du massif de la Maladetta dans le haut Aragon. La neige recouvre en effet encore une bonne partie du versant. Cela évite donc de monter et de descendre, surtout, dans la pierraille. Ainsi le temps de parcours pour le retour peut être singulièrement réduit. Il ne faudra cependant pas oublier de respecter les précautions de sécurité de base car on évolue en haute montagne.
Photo 1 : La Dent d'Albe est au centre. Pour parvenir à son sommet, la voie normale passe par le Collado de Alba (3081m) qu'on ne voit pas sur la gauche, dans l'ombre derrière la moraine. Du sommet, on est aux premières loges pour étudier le cheminement qui peut vous permettre d'aller aux pics occidentaux de la Maladeta. Mais en ce 21 juin, je n'en n'avais pas envie.
Alors la dent d'Albe pour quelqu'un qui pratique la haute montagne ne présente pas de difficultés particulières. Les crampons étaient de sortie à cette heure matinale. Le Guide des 3000 annonce 3h15 depuis le refuge de la Rencluse, plus 45 minutes depuis le parking, qui apparemment ne sera plus accessible après le 26 juin.

Photo 2: En passant derrière le collado d'Albe, sur la droite vue sur la dent d'Albe. Le chemin passe dans ce fouillis mais cela ne m'a pas paru bien compliqué... hum hum. Sinon, on peut toujours passer par le couloir qui mène directement sous le sommet sur l'autre versant (vous le verrez bien en montant) en allant récupérer plus bas le crampon que vous aviez fait tomber en tentant le mettre... Bon bref...

Ce que je trouve d'agréable dans cette sortie est le contraste entre la haute montagne et l'aspect presque champêtre de la zone de départ où en cette saison des milliers de fleurs sont présentes.

Photo 3 : L'étang de Paderna (?) à deux pas du pla du même nom. On est redescendu à l'étage sub-alpin et au soleil, à deux pas du refuge de la Rencluse, on peut profiter allègrement du soleil, des fleurs et de l'eau claire. Au fond, je me demande si ce n'est pas cela que je préfère.

mardi 2 juin 2015

Sainte Suzanne à l'Hospitalet (Ariège)

A ceux qui vont se promener vers les lacs et les hautes vallées
Laissant leurs soucis (et la voiture) plus bas au village de l'Hospitalet,
Il ne faudra pas oublier en remontant, le long de la chaussée
D'aller saluer, dans son petit oratoire, Sainte Suzanne, en son temps martyrisée*.
...
Cette fois-ci je ne parlerai pas d'itinéraires ou de randonnées
Mais juste rappeler que ces montagnes, celles de mes jeunes années
Portent quelques légendes en aucun cas dépassées

Oui, avant de devenir L'Hospitalet près l'Andorre, jusqu'au 17ème siècle, le village, ou hameau s'appelait l'Hospitalet Sainte Suzanne, du nom de l'hospital ou refuge fondé sur le lieux par Bertrand d'Enveigt, neveu de Suzanne d'Enveigt, douairière de Cerdagne, dont les limites s'étendaient un peu plus bas dans la vallée (au grange de Saillens). Le fameux Bertrand y avait été pris par une tempête de neige en 1003 et n'aurait dû son salut qu'à l'idée d'avoir éventré sa monture pour s'y réchauffer, en se  mettant à la place des entrailles, attendant que le calme revienne, en se promettant que s'il en sortait vivant, il ferait ériger un refuge pour les voyageurs qui passaient par cette route, à travers les montagnes des Pyrénées. L'espitalet, maison de refuge en occitan, est né ainsi.

L'oratoire était il y a encore quelques années, un peu plus bas, à la sortie du village, en face du cimetière, là où a été érigé depuis un abris au goût un peu douteux. Mais l'oratoire, même s'il a été déplacé, est toujours dominé par le roc du Carroux, qui pour moi a toujours été la montagne de Sainte Suzanne, belle et instruite comme le veut la tradition,  toujours là et qui est fêtée le 11 août.

* Au 3ème siècle.

vendredi 8 mai 2015

Sommet du Prorel 2556m, au dessus de Briançon (Haute-Alpes), petite infidélité alpine.

Ne nous y trompons pas, je ne vais pas me muer en alpiniste et faire la "conquête" des grands sommets alpins, ici dans le Briançonnais. Mais il faut convenir (ce n'est pas difficile) de la beauté de ce massif et pour en profiter choisissons un magnifique (exceptionnel?) belvédère, le sommet du Prorel, très facile d'accès, qui marque en même temps le sommet du domaine skiable de Briançon (ville, pas Serre Chevalier). Petite infidélité alpine donc...
Photo 1: Non loin de l'arrivée du télécabine, au fond le Pelvoux. (C'était le 22 avril dernier)
Ce versant a tout d'une étude de cas pour une épreuve de l'agrégation de géographie... Vous partirez du village de Puy Saint-Vincent à 1550 m d'altitude, presque la banlieue de Briançon. L'itinéraire jusqu'à la chapelle de Notre Dame des Neiges qui surveille le chemin sur son promontoire à 2290 mètres et qui est visible depuis le bas reste simple. Le sentier est balisé, sans que ce soit ostentatoire et que l'on croule sous les marques de peintures, de temps en temps une jaune. Quelques panneaux rappellent la direction et c'est tout et c'est bien ainsi. Depuis la chapelle, le sommet du Prorel semble à porté de main, à à peine 1,5 km, juste après l'arrivée du télécabine. Et du coup, on y monte tiens!

Photo 2 : La chapelle de Notre Dame des Neiges.
 L'ensemble du versant est encore pâturé, il y a une exploitation agricole juste au dessus du village. Celle-ci est voisine de la station intermédiaire du télécabine qui n'agresse pas dans le paysage. Juste en dessous de la chapelle, arrive un téléski (de serre pellat, c'est quand même des sonorités de chez nous!!!) qui lui aussi semble intégré dans le paysage. La pelouse habille les pistes de ski qui descendent dans la forêt. C'est agréable. Enfin, le chemin est jalonné de plusieurs petits oratoires, ce qui en constitue un but de visite à part entière.

Photo 3 : Le premier oratoire à Puy Saint-Pierre.
Photo 4 : Le sommet du Prorel (2556m) au fond. Si je me tourne, la chapelle est à 10 mètres.
Photo 5 : Le sommet du Mont Pelvoux (3946 m). De l'occitan Pelvo, haute montagne. Ici c'est encore le sud...


Lecture complémentaire avec le livre Ballades au fil des chapelles de la Guisane, d'André Chalandon.


lundi 4 mai 2015

Même dans le Cantal...(Le Plomb du Cantal 1855m)

Photo 1: Au sommet du Plomb du Cantal 1855 mètres.



Photo 2 : Et puis, c'est devenu de suite plus compliqué...
La montée depuis le buron de la Tuillière vers le sommet du Plomb du Cantal permet par l'ancienne voie romaine d'avoir un double regard sur le massif. Au nord-ouest vers le Puy Mary, Puy Griou des lignes de crêtes avec un certain caractère alpin. Sur le versant opposé, la montagne est plus verte, calme, pastorale elle se prendrait presque pour une colline qui descend en pente douce vers des horizons qui semblent lointains. Impression très nette de grands espaces, impression que je n'avais pas envisagé si fortes...