vendredi 8 mai 2015

Sommet du Prorel 2556m, au dessus de Briançon (Haute-Alpes), petite infidélité alpine.

Ne nous y trompons pas, je ne vais pas me muer en alpiniste et faire la "conquête" des grands sommets alpins, ici dans le Briançonnais. Mais il faut convenir (ce n'est pas difficile) de la beauté de ce massif et pour en profiter choisissons un magnifique (exceptionnel?) belvédère, le sommet du Prorel, très facile d'accès, qui marque en même temps le sommet du domaine skiable de Briançon (ville, pas Serre Chevalier). Petite infidélité alpine donc...
Photo 1: Non loin de l'arrivée du télécabine, au fond le Pelvoux. (C'était le 22 avril dernier)
Ce versant a tout d'une étude de cas pour une épreuve de l'agrégation de géographie... Vous partirez du village de Puy Saint-Vincent à 1550 m d'altitude, presque la banlieue de Briançon. L'itinéraire jusqu'à la chapelle de Notre Dame des Neiges qui surveille le chemin sur son promontoire à 2290 mètres et qui est visible depuis le bas reste simple. Le sentier est balisé, sans que ce soit ostentatoire et que l'on croule sous les marques de peintures, de temps en temps une jaune. Quelques panneaux rappellent la direction et c'est tout et c'est bien ainsi. Depuis la chapelle, le sommet du Prorel semble à porté de main, à à peine 1,5 km, juste après l'arrivée du télécabine. Et du coup, on y monte tiens!

Photo 2 : La chapelle de Notre Dame des Neiges.
 L'ensemble du versant est encore pâturé, il y a une exploitation agricole juste au dessus du village. Celle-ci est voisine de la station intermédiaire du télécabine qui n'agresse pas dans le paysage. Juste en dessous de la chapelle, arrive un téléski (de serre pellat, c'est quand même des sonorités de chez nous!!!) qui lui aussi semble intégré dans le paysage. La pelouse habille les pistes de ski qui descendent dans la forêt. C'est agréable. Enfin, le chemin est jalonné de plusieurs petits oratoires, ce qui en constitue un but de visite à part entière.

Photo 3 : Le premier oratoire à Puy Saint-Pierre.
Photo 4 : Le sommet du Prorel (2556m) au fond. Si je me tourne, la chapelle est à 10 mètres.
Photo 5 : Le sommet du Mont Pelvoux (3946 m). De l'occitan Pelvo, haute montagne. Ici c'est encore le sud...


Lecture complémentaire avec le livre Ballades au fil des chapelles de la Guisane, d'André Chalandon.


lundi 4 mai 2015

Même dans le Cantal...(Le Plomb du Cantal 1855m)

Photo 1: Au sommet du Plomb du Cantal 1855 mètres.



Photo 2 : Et puis, c'est devenu de suite plus compliqué...
La montée depuis le buron de la Tuillière vers le sommet du Plomb du Cantal permet par l'ancienne voie romaine d'avoir un double regard sur le massif. Au nord-ouest vers le Puy Mary, Puy Griou des lignes de crêtes avec un certain caractère alpin. Sur le versant opposé, la montagne est plus verte, calme, pastorale elle se prendrait presque pour une colline qui descend en pente douce vers des horizons qui semblent lointains. Impression très nette de grands espaces, impression que je n'avais pas envisagé si fortes...

jeudi 26 février 2015

Le Cerro Chirripo (3819m), au Costa Rica, plus près des nuages.

Pour commencer, n'envisagez pas de monter là-haut sans réservation du refuge pour y passer la nuit, sinon vous allez être déçus. En effet, les dix places qui étaient allouées chaque jour pour ceux qui ne réservaient pas à l'avance ont été supprimées. Alors, puisqu'il n'y a plus qu'une cinquantaine de places quotidiennes, il faudra s'y prendre à l'avance pour aller visiter ce magnifique massif montagneux, point culminant du Costa Rica, avec ses lacs d'origine glaciaire, son étage particulier du paramo, sa forêt de nuage et toutes ces crêtes qui filent et paraissent si accessibles. La demande est forte pour venir par ici... Petite remarque sur le paramo qui est une formation végétale andine normalement mais dont on retrouve une variante ici de manière exceptionnelle en Amérique centrale.

Photo 1 : Le lago Chirripo, sur le versant ouest du cerro Chirripo. Il est environ 10 heures du matin, lorsque la photo a été prise depuis le sommet.
L'idéal serait de monter et de rester deux jours au refuge pour pouvoir visiter l'ensemble tranquillement en une journée, en partant tôt, en commençant par le Cerro Chirripo et y être à l'aube, en espérant voir les deux rives, l'atlantique et la pacifique, au loin là-bas. Ensuite, si les jambes ne sont pas trop fatiguées, vous aurez le choix entre le cerro Ventisqueros (3812m) ou le cerro Piramide (3807m) et tous les autres autour, ou les lacs. Un des avantages de ce parc est que l'on n'est pas obligé de prendre un guide. Heureusement car franchement pour se perdre sur le seul chemin qui monte au refuge, large, régulièrement balisé mais pas trop comme dans certaines de nos contrées (...), il faut y aller fort.

Photo 2 : Le sommet du cerro Chirripo, juste après le dernier col, depuis la vallée du refuge.
Photo 3: Valle Las Morenas, sur le versant nord.
Voilà, mais comme je suis un touriste, et que donc je n'avais pas réservé, et bien je suis monté et redescendu dans la journée, avec deux mille cinq cents mètres de dénivellation au total dans les pattes, 40 kilomètres A/R, pour le pic principal, en partant de l'auberge (située vers 1350m) à 3 heures du mat, à la frontale... Si la montée fut euphorisante, je n'en dirai pas la même chose de la descente où, surtout sur la fin (et le lendemain) j'étais nettement moins fringuant... J'ai marché dans une ambiance humide, nuageuse, pour une grande partie mais l'impression restait fort exotique et on ne croise pas trop de monde.

Photo 4 : Au loin, en vert, en redescendant le refuge (km 13). Nous sommes dans l'étage du Paramo, peu après avoir laissé la vallée des lapins (valle de los conejos). On est là à plus de 3400 mètres d'altitude. Il y a un premier refuge dans la forêt, plus bas, au km 7.
 Ce voyage offre pour l'européen qui attend désespérément (et on n'y est pas encore) que la neige fonde dans ses chères Pyrénées, une très belle possibilité de se "dégourdir les jambes". On peut ensuite décider de rester dans l'auberge que vous aurez choisi pour profiter de l'ambiance d'un village de montagne tropicale, en allant se baigner dans les sources d'eau chaude si proches, ou se promener dans les zones agricoles autour du village (même si l'habitat n'est pas groupé) de San Gerardo de Rivas où vous trouverez tout : assez grand choix de logement, deux épiceries, l'administration du parc où vous devrez présenter votre réservation au refuge ou simplement valider l'entrée du parc (pour payer les frais d'entrée, c'est votre auberge qui pourra s'en occuper via internet et moyennant probablement paiement). Se promener, en fin ou début de journée, sur les chemins vicinaux alentours, au milieu des prairies clôturées d'un vert vif, dans lesquelles on trouvera un oranger, ou un bananier, voire une sorte de palmier (vraiment je ne suis pas botaniste...), vraiment c'est charmant. Un bus part de la gare de San Isidro de el General. Globalement, ne vous attendez pas à faire trop d'économies en venant au Costa Rica.
Photo 5 : Vers 3100 mètres d'altitude de bon matin, après avoir passé le monte Sin Fe (3200m) (km11), en fait un col.
 Enfin, je suis resté dans l'auberge (l'hotel Descanso) que j'avais choisi car le cadre et les propriétaires étaient agréables. La nourriture y est simple mais bonne, et la salle à manger m'a laissé une impression particulièrement chaleureuse. Le patron m'a raconté qu'il était le premier à avoir ouvert à l'époque où le raid gauloise était venu faire sa deuxième édition dans ce pays, en 1990. Parce que bon, faire tous ces kilomètres pour simplement monter et descendre, je trouve que c'est un peu con!
Photo 6 : Dans l'humidité de la descente, au sec sous ma cape, si nécessaire, un pot de dulce de leche dans le ventre, et puis aussi un tube de lait concentré... Oui, j'ai eu peur de ne pas arriver en bas et peur d'avoir mal aux jambes, et puis la dulce de leche, j'en avais juste envie.

jeudi 8 janvier 2015

Conférence sur Toussaint Louverture à Toulouse



Dans le cadre de l’association humanitaire d’aide au développement du Bénin , « Face à la Vie »,  Jean-Louis Donnadieu, professeur au lycée Ozenne de Toulouse et docteur en histoire, donnera une conférence (entrée gratuite) intitulée : « Comment Toussaint est devenu Louverture »,vendredi 9 janvier à 20 heures, salle San Subra, 2 rue San Subra, à TOULOUSE (métro Saint-Cyprien).
Jean-Louis Donnadieu est un des spécialistes de l’histoire de l’empire colonial français et de Toussaint Louverture auquel il a consacré un ouvrage paru chez Belin en 2014 : « Toussaint Louverture, le Napoléon noir ».

J'ai reçu l'information de mon inspecteur disciplinaire et en ai pris connaissance qu'aujourd'hui. C'est un peu tard vous me l'accorderez (demain) mais bon!!!

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 L'image choisie, ci-dessous pour illustrer ce petit texte ne représente pas Toussaint Louverture mais le premier député noir à l'Assemblée (La Convention) en 1793, Jean Baptiste Belley. Ceci-dit, j'ai longtemps cru que c'était Toussaint Louverture. Ce tableau de Anne Louis Girodet de Roucy reste tout de même un document artistique et historique de valeur pour notre histoire nationale, exposé au musée national du château de Versailles mais aussi bien sûr pour Haïti, fille naturelle, et longtemps non reconnue, de la France.
 Cette conférence sera donc probablement en même temps un bon moyen de connaître cette partie de notre histoire, peu glorieuse, et peu connue.