samedi 21 septembre 2013

Le Soum de Ramougn 3259m (Aragon) pour s'envoyer (et la Punta de las Olas ainsi que les 2 Baudrimont...).

Pour ceux qui veulent s'envoyer, voici une longue course assez éprouvante parce que le dénivelé est important (plus de 2000 mètres). Mais les efforts seront récompensés par des paysages superbes et la possibilité d'accéder à 4 sommets de plus de 3000 mètres sans réelles difficultés techniques. Rien qu'à me relire, l'endorphine commence à faire son effet, c'est peu dire!

Ainsi, on partira du refuge de Pineta, à 1240 mètres, dans la vallée du même nom, accessible par la route, tout près de Bielsa, dans le haut Aragon. Attention, comme la pancarte l'indique, au tout début, on entre dans un milieu de haute montagne (respectons donc les usages et n'écoutez pas forcément ce que je peux dire..., je ne suis pas guide). Il faudra alors remonter le versant raide de cette vallée qui ne laisse pas vraiment de répit jusqu'au collado de Anisclo 1220 mètres plus haut, avec quelques passages où poser les mains sera obligatoire. Si, en fait, il y a vers 2200m, au croisement du sentier qui part vers le cirque de Pineta une petite source bienvenue sur un petit replat herbeux, juste au dessus de la forêt. De là, on a une belle vue sur la vallée et sur le chemin restant à parcourir pour atteindre le col!

Une fois parvenu au col, le sentier file à droite le long de la crête pour passer à travers les éboulis sous les falaises et rejoindre vers le sud la crête qui filera vers la Punta de las Olas (voir photo ci-dessous).
Photo 1: Prise au retour. le cheminement se fait le long de la crête herbeuse qui court rejoindre le gros névé vers la gauche, sous la falaise puis en travers dans les éboulis gris (dans lesquels on peut se faire royalement ch...) pour rejoindre le passage à l'ombre dans le prolongement de la falaise vers la gauche. Peut-être serait-il plus simple de surligner en rouge, mais voilà, j'ai envie d'écrire même si vous ne comprenez pas tout. On arrive sur la crête et de là, le sommet de la punta de las Olas n'est qu'à une encablure par un simple sentier. A droite, le Baudrimont.
 Une fois parvenu à la punta de la Olas, il est facile de s'orienter et de se diriger vers les sommets voulus (voir photo).
Photo 2: Depuis la Punta de las Olas (3003m), à gauche le Soum de Ramougn  (3259m), à droite le pic Baudrimont S-E (3026m) avec les névés et entre les deux, strié, le pic Baudrimont N-O (3045m), le seul sur lequel il faudra faire un peu attention (classé PD- sur le Guide des 3000 m, de L.Alejos).
Photo 3: La punta de las Olas, vue depuis le Baudrimont S-E.
 Il est annoncé six heures pour arriver à ce premier sommet. Si vous êtes en forme, vous mettrez forcément moins... (hum hum hum).

Dire que le panorama sera là haut remarquable pour le moins me permet d'enfoncer quelques portes ouvertes mais que dire de plus lorsque vous avez devant vous les deux canyons (Anisclo et Ordesa) qui s'étalent avant le piémont aragonais et les autres sierras. Que le Mont Perdu et sa trentaine d'ascensionnistes du jour (nous étions 3...) agglutinés au sommet, sont juste à notre portée et qu'on a l'impression de pouvoir entendre les discussions. Et que derrière, le reste de la chaîne...

Photo 4: Le voilà le Mont Perdu.

Photo 5: Et le canyon d'Anisclo.

samedi 17 août 2013

Pic de Clarabide 3020m (Hautes-Pyrénées)


En deux jours (ces 10-11 août), en dormant à la jolie et confortable cabane de Prat Caseneuve, à 2050 mètres, d'altitude, dans le haut Louron, on peut tutoyer quelques hauts sommets et profiter de magnifiques panoramas et vues sur les lacs environnants, et notamment la face nord des Posets. Il paraît inutile de rester pour la nuit au refuge gardé de la Soula, bien trop bas à mon avis (1690m). Il faut compter environ deux heures trente pour arriver donc à la cabane, où on trouvera à l'étage de bons matelas. Puis de là, environ à nouveau au moins deux heures trente pour arriver au sommet de Clarabide (3020m), puis le pic de Gias (3011m). De retour au col, avec un petit supplément, on peut gagner également les pics Saint Saud (3003m) et pic Camboué (3043m), d'où la vue sur le lac de Clarabide, mais aussi sur la vallée du lac de Caillauas, est magnifique. Il serait dommage de se passer de ce détour. Il est intéressant aussi de se demander si finalement ce lac de Clarabide existait il y a un siècle...


Photo 1 : Depuis le pic Saint-Saud (3003m), vue sur le lac de Clarabide et le pic Posets derrière. Le sommet du pic de Clarabide est juste à gauche.

Photo 2 : La Cabane de Prat Caseneuve, vers 7h du matin. Au fond, avec le soleil levant, la crête du pic Schrader. Enfin, si vous avez la superbe idée de laisser vos clés à l'intérieur de la cabane, le temps d'aller faire une ballade, ne vous sentez pas obligés de défoncer une des fenêtres pensant que la porte est fermée à clé. Il faut juste y donner un petit coup d'épaule pour la décoincer.



Photo 3 : Le couloir qui monte au port de Gias (2921m), depuis le lac de Clarabide (2645m) qui est juste derrière la moraine..

Photo 4 : Et hop, voilà le lac de Clarabide.


Photo 5 : Depuis le col de Gias, vue à gauche, sur le pic de Gias, et à droite sur le pic de Clarabide oriental (sommet secondaire de 3012m) par lequel on peut passe avant d'aller au pic de Clarabide, le principal, caché derrière.


Photo 6 : Le pic Saint Saud, à gauche du double névé et le pic de Camboué, au dessus du névé de droite, dépassant à peine, car le sommet est plat. Si l'on poursuit la crête à droite, on va vers le pic des Gourgs blancs.




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vendredi 2 août 2013

Pic d'Arnales 3006m (Aragon)

Au départ de Los Balnearios de Panticosa, en Aragon, voici un sommet élevé (3006m) qui ne comporte aucune difficulté technique. Peut-être doit-on ne pas oublier les crampons mais en ce jour, je ne les ai pas utilisé. On pourra poser quelquefois les mains pour l'ultime partie sur la crête. Ces mots n'engageront que moi, ça va de soi.
Photo 1: Le chemin est très correctement balisé. Il suffira de rejoindre d'abord le collado de Pondiellos (2809m) que l'on garde en point de mire puis sur l'autre versant, le col Saretas (2830m). De là, il suffit de rejoindre sur le sommet par une hourquette en piquant à droite. Mais attention, de loin, le sommet n'est pas forcément celui qu'on croit. (voir ci-dessous)

Photo 2 : Et oui, en effet, si à gauche, vous avez reconnus les pics d'Enfer (central et oriental), le pic Arnales n'est pas le sommet que l'on discerne bien à droite. En fait, ce n'est que l'antécime, mesurée à 2996m. Le vrai sommet est la toute petite pointe à sa gauche. A droite, le col Saretas (2830m), depuis lequel on rejoindra, en traversant, et remontant le versant enneigé, la hourquette entre les pics d'Enfer et notre objectif.
Photo 3 : Parfois, il peut arriver de se demander ce que l'on fait là, à poursuivre cette chimère des ascensions de sommets de plus de 3000 mètres (bon, seulement pyrénéens, sinon ça risque d'être long...). Oui, parfois, c'est un peu ridicule mais bon, c'est comme ça. Et puis, après une assez longue montée, parsemée d'éboulis, on arrive à un col (ici celui de Pondiellos) et alors on se dit que finalement c'est un bon moyen de connaître les Pyrénées car peut-être ne serais-je jamais venu ici. Alors on trouve la vue sur le pic du Midi d'Ossau, au fond, magnifique et la quantité de neige sur les lacs (ceux de Pondiellos) peut nous faire rappeler que finalement en cette saison, à cette altitude, il fut un temps où c'était un peu plus normal. Le réchauffement climatique a fait changer nos repères.
Photo 4 : Depuis le sommet, vue sur le Garmo Negro (3051m) et de part et d'autres les pics Argualas (3046m, à gauche) et Algas (3036m, à droite). En se tournant, les Balaïtous, Vignemale et massif de Gavarnie se détachent, mais l'heure était assez  matinale (oui, il faut quand même se lever tôt pour être tranquille par ici) et, pour les 2 derniers, les prises photographiques en contre-jour n'ont rien donné... Il est donné 3h45 pour monter au sommet.

mercredi 31 juillet 2013

Pic d'Auriol 2695m (Ariège)

Voilà une ballade qui s'en être exceptionnelle sort quelque peu des sentiers battus car même si on trouvera sur le net pas mal d'indications, concrètement sur place (je connais assez bien l'endroit depuis ma tendre enfance...), il n'y a pas foule (même si le refuge des Bésines a accentué notablement la fréquentation de la vallée). Pour être d'accord avec cela, il faudra accepter de remonter dans une première partie un sentier qui peut être, lui, assez fréquenté, celui qui mène au barrage et refuge des Bésines, au dessus de L'Hospitalet près l'Andorre (1440m), dans la haute vallée de l'Ariège.
Celui-ci démarre au centre du village près de la fontaine juste au dessus du gîte (dans l'ancienne gendarmerie). On reste majoritairement dans la forêt jusqu'au barrage : d'abord les feuillus entre les lacets de la RN20 puis les épineux, du sapin au pin, à l'exception de la jasse de Bessateil (une jasse est un espace herbeux plus ou moins plat et souvent clos par un muret de pierre sèche. Le bétail y était réuni la nuit sous la surveillance du patou et du berger, cf skitour.fr) où les rhododendrons et les genêts, en ce mois de juillet se font concurrence pour savoir qui rayonnera le plus.
Photo 1 : En se retournant, à l'entrée de la jasse (espace herbeux plus ou moins plat et souvent clos par un muret de pierre sèche. Le bétail y était réuni la nuit sous la surveillance du patou et du berger) de Bessateil, le 07/07.
 Dans la dernière partie, dans le bois long, le sentier est large et plat car il a été aménagé sur d'anciens petits rails qui aboutissaient au barrage. Cette année, le barrage est plein et le lac est ainsi plus beau. La zone est un peu particulière par rapport au reste de l'Ariège, car elle laisse pénétrer les influences méditerranéennes de l'est.

C'est au niveau du dit barrage (1h50) et de son abri, qu'on laissera ce chemin de ballade familiale pour traverser et aboutir sur la rive droite de la retenue (vers 1970m, tout en longueur sur 6,8 hec.). Il faut désormais remonter le champ d'éboulis qui n'est pas si austère qu'il n'y paraît pour viser la gauche, et le ruisseau, et rejoindre vers 2250 mètres la Clote Ladou.
Photo 2 : Après avoir quitté les éboulis, à l'approche de la Clote ladou. En ce jour du 28/07, la matinée fut quelque peu maussade voire humide. Au fond, le pic Pédrous et ses 2842 mètres.
 A partir de là, il s'agit de remonter le large versant herbeux (pas mal de gispet), qui se rétrécit presque en entonnoir vers le sommet, qui se raidit et par temps humide peut-être glissant. (Voir photo 3 ci-dessous).


 Le panorama permet d'embrasser toutes les montagnes de la Haute-Ariège jusqu'aux confins des Pyrénées-Orientales et le pic Carlit, et même le Canigou que l'on peut apercevoir dans la perspective de la vallée de la Grave. La vue sur les étangs d'Auriol sur l'autre versant est originale car étant donné la difficulté d'accès, ces étangs ne sont pas des plus connus.
Photo 4 : Depuis le sommet du pic d'Auriol, vue sur les étangs du même nom. Le plus grand des deux est d'une superficie d'1,2 hectare.
Enfin, pour le retour, une petite variante évitera de se taper la descente du versant sus-dit mentionné en passant sur le versant de Soula Couloumé par un petit col sur la crête à gauche en descendant (2420m), matérialisé par un petit abris en pierre. On aboutit alors sur un versant pastoral et la cabane des bergers bien visibles servira de borne et peut-être aurez-vous la chance de faire un brin de causette avec le ou la bergère. De cet endroit, on pourra toujours remonter au petit étang de Soula Coulomé ou finalement descendre vers la Jasse du Pla, (1980m) au bout du lac des Bésines, par l'ancien GR10 (le nouveau passant plus haut pour rejoindre le refuge gardé des Bésines). La petite cabane qui s'y trouve peut être un charmant abris pour la nuit, plus tôt que de s'entasser dans l'usine à touriste. On gagne ensuite le déversoir et on reprend le chemin de l'aller. Voilou...

P.S.: Si vous avez le temps, prenez un repas le soir à l'Hôtel du Puymorens, à l'Hospitalet.