lundi 25 novembre 2013

Petit Vignemale 3032m (Hautes-Pyrénées), comme bouquet final.

Photo 1 : Une image prise des millions de fois, mais on ne cherche pas forcément à se démarquer ici. C'est le vue qu'on avait le matin en sortant du refuge des Oulettes et ce jour-là, vraiment ça suffisait à mon bonheur. Le Petit Vignemale, c'est celui complètement à gauche.
Un mois après, alors que les Pyrénées ont mis leur manteau d'hiver, on peut revenir sur la dernière sortie de la saison. Je ne vais pas faire dans le poétique, car je viens à peine de recevoir les photos (...). Mais voilà, il faut malgré tout savoir se retirer en fin de saison lorsque la montagne vous a beaucoup donné. Et le Petit Vignemale (et la face nord du Vignemale dans son ensemble), au levé, sans l'avoir vu la veille, sans l'avoir jamais vu en vrai d'ailleurs, avec une petite gelée, mais sans aucune difficulté, vraiment, c'était de toute beauté, le bouquet final, un choc même...

Alors peu importe que l'on soit arrivé au refuge dans la nuit (on est parti un peu tard), sous quelques averses de neige avec une seule frontale pour deux, qu'on n'ait pas trouvé de suite la porte du dortoir (des fois... mais il y avait une inscription bizarre sur la porte "recueil" je crois) et du coup, que l'on ait pensé dormir là sur les tables, que celui-ci finalement était assez froid et humide (la buée...). Il faut bien donner l'impression que c'était pas facile... Même sur ma vieille carte IGN, il y avait mention d'un passage en pointillé juste avant la Hourquette. Vous nous direz ce que vous en pensez.

Et puis le matin, là face à vous, la carte postale de la photo 1 avec pas forcément l'envie de décoller. Je ne ferai pas de compte rendu de type topo-guide. Juste dire que la montée au sommet se fait sans problèmes, en deux heures et quelques (?...) depuis le refuge des Oulettes. Et qu'il en faut au moins deux de plus pour arriver du parking en contre-bas du lac de Gaube.
Photo 2 : Depuis le sommet du petit Vignemale, vue au nord sur le lac de Gaube.

Photo 3 : Pfff, non mais c'est qui ces deux guignols? Ah, la montagne, ça n'est plus ce que c'était. Heureusement, la Pique Longue veille à droite!
Nous étions seuls au sommet avec Gengis (C'est Manu qui a pris toutes les photos). De là, nous surplombions le début du glacier d'Ossoue avec un nombre important d'ascensionnistes qui partaient à l'assaut du grand Vignemale.
Photo 4 : Depuis le sommet, vue sur le glacier des Oulettes et le pic de Monferrat (3219m)
La vue n'est pas des plus dégagées sur se dernier mais elle l'est sur toute la vallée de Gaube. On peut alors manger le dernier bout de saucisse:
- Allez Gengis, fends, fends, la saucisse.
Le ventre plein, l'ultime descente de la saison peut-être envisagée.
Photo 5 : Au bord du lac de Gaube, dernière pause au soleil.

samedi 21 septembre 2013

Le Soum de Ramougn 3259m (Aragon) pour s'envoyer (et la Punta de las Olas ainsi que les 2 Baudrimont...).

Pour ceux qui veulent s'envoyer, voici une longue course assez éprouvante parce que le dénivelé est important (plus de 2000 mètres). Mais les efforts seront récompensés par des paysages superbes et la possibilité d'accéder à 4 sommets de plus de 3000 mètres sans réelles difficultés techniques. Rien qu'à me relire, l'endorphine commence à faire son effet, c'est peu dire!

Ainsi, on partira du refuge de Pineta, à 1240 mètres, dans la vallée du même nom, accessible par la route, tout près de Bielsa, dans le haut Aragon. Attention, comme la pancarte l'indique, au tout début, on entre dans un milieu de haute montagne (respectons donc les usages et n'écoutez pas forcément ce que je peux dire..., je ne suis pas guide). Il faudra alors remonter le versant raide de cette vallée qui ne laisse pas vraiment de répit jusqu'au collado de Anisclo 1220 mètres plus haut, avec quelques passages où poser les mains sera obligatoire. Si, en fait, il y a vers 2200m, au croisement du sentier qui part vers le cirque de Pineta une petite source bienvenue sur un petit replat herbeux, juste au dessus de la forêt. De là, on a une belle vue sur la vallée et sur le chemin restant à parcourir pour atteindre le col!

Une fois parvenu au col, le sentier file à droite le long de la crête pour passer à travers les éboulis sous les falaises et rejoindre vers le sud la crête qui filera vers la Punta de las Olas (voir photo ci-dessous).
Photo 1: Prise au retour. le cheminement se fait le long de la crête herbeuse qui court rejoindre le gros névé vers la gauche, sous la falaise puis en travers dans les éboulis gris (dans lesquels on peut se faire royalement ch...) pour rejoindre le passage à l'ombre dans le prolongement de la falaise vers la gauche. Peut-être serait-il plus simple de surligner en rouge, mais voilà, j'ai envie d'écrire même si vous ne comprenez pas tout. On arrive sur la crête et de là, le sommet de la punta de las Olas n'est qu'à une encablure par un simple sentier. A droite, le Baudrimont.
 Une fois parvenu à la punta de la Olas, il est facile de s'orienter et de se diriger vers les sommets voulus (voir photo).
Photo 2: Depuis la Punta de las Olas (3003m), à gauche le Soum de Ramougn  (3259m), à droite le pic Baudrimont S-E (3026m) avec les névés et entre les deux, strié, le pic Baudrimont N-O (3045m), le seul sur lequel il faudra faire un peu attention (classé PD- sur le Guide des 3000 m, de L.Alejos).
Photo 3: La punta de las Olas, vue depuis le Baudrimont S-E.
 Il est annoncé six heures pour arriver à ce premier sommet. Si vous êtes en forme, vous mettrez forcément moins... (hum hum hum).

Dire que le panorama sera là haut remarquable pour le moins me permet d'enfoncer quelques portes ouvertes mais que dire de plus lorsque vous avez devant vous les deux canyons (Anisclo et Ordesa) qui s'étalent avant le piémont aragonais et les autres sierras. Que le Mont Perdu et sa trentaine d'ascensionnistes du jour (nous étions 3...) agglutinés au sommet, sont juste à notre portée et qu'on a l'impression de pouvoir entendre les discussions. Et que derrière, le reste de la chaîne...

Photo 4: Le voilà le Mont Perdu.

Photo 5: Et le canyon d'Anisclo.

samedi 17 août 2013

Pic de Clarabide 3020m (Hautes-Pyrénées)


En deux jours (ces 10-11 août), en dormant à la jolie et confortable cabane de Prat Caseneuve, à 2050 mètres, d'altitude, dans le haut Louron, on peut tutoyer quelques hauts sommets et profiter de magnifiques panoramas et vues sur les lacs environnants, et notamment la face nord des Posets. Il paraît inutile de rester pour la nuit au refuge gardé de la Soula, bien trop bas à mon avis (1690m). Il faut compter environ deux heures trente pour arriver donc à la cabane, où on trouvera à l'étage de bons matelas. Puis de là, environ à nouveau au moins deux heures trente pour arriver au sommet de Clarabide (3020m), puis le pic de Gias (3011m). De retour au col, avec un petit supplément, on peut gagner également les pics Saint Saud (3003m) et pic Camboué (3043m), d'où la vue sur le lac de Clarabide, mais aussi sur la vallée du lac de Caillauas, est magnifique. Il serait dommage de se passer de ce détour. Il est intéressant aussi de se demander si finalement ce lac de Clarabide existait il y a un siècle...


Photo 1 : Depuis le pic Saint-Saud (3003m), vue sur le lac de Clarabide et le pic Posets derrière. Le sommet du pic de Clarabide est juste à gauche.

Photo 2 : La Cabane de Prat Caseneuve, vers 7h du matin. Au fond, avec le soleil levant, la crête du pic Schrader. Enfin, si vous avez la superbe idée de laisser vos clés à l'intérieur de la cabane, le temps d'aller faire une ballade, ne vous sentez pas obligés de défoncer une des fenêtres pensant que la porte est fermée à clé. Il faut juste y donner un petit coup d'épaule pour la décoincer.



Photo 3 : Le couloir qui monte au port de Gias (2921m), depuis le lac de Clarabide (2645m) qui est juste derrière la moraine..

Photo 4 : Et hop, voilà le lac de Clarabide.


Photo 5 : Depuis le col de Gias, vue à gauche, sur le pic de Gias, et à droite sur le pic de Clarabide oriental (sommet secondaire de 3012m) par lequel on peut passe avant d'aller au pic de Clarabide, le principal, caché derrière.


Photo 6 : Le pic Saint Saud, à gauche du double névé et le pic de Camboué, au dessus du névé de droite, dépassant à peine, car le sommet est plat. Si l'on poursuit la crête à droite, on va vers le pic des Gourgs blancs.




Sommaire


vendredi 2 août 2013

Pic d'Arnales 3006m (Aragon)

Au départ de Los Balnearios de Panticosa, en Aragon, voici un sommet élevé (3006m) qui ne comporte aucune difficulté technique. Peut-être doit-on ne pas oublier les crampons mais en ce jour, je ne les ai pas utilisé. On pourra poser quelquefois les mains pour l'ultime partie sur la crête. Ces mots n'engageront que moi, ça va de soi.
Photo 1: Le chemin est très correctement balisé. Il suffira de rejoindre d'abord le collado de Pondiellos (2809m) que l'on garde en point de mire puis sur l'autre versant, le col Saretas (2830m). De là, il suffit de rejoindre sur le sommet par une hourquette en piquant à droite. Mais attention, de loin, le sommet n'est pas forcément celui qu'on croit. (voir ci-dessous)

Photo 2 : Et oui, en effet, si à gauche, vous avez reconnus les pics d'Enfer (central et oriental), le pic Arnales n'est pas le sommet que l'on discerne bien à droite. En fait, ce n'est que l'antécime, mesurée à 2996m. Le vrai sommet est la toute petite pointe à sa gauche. A droite, le col Saretas (2830m), depuis lequel on rejoindra, en traversant, et remontant le versant enneigé, la hourquette entre les pics d'Enfer et notre objectif.
Photo 3 : Parfois, il peut arriver de se demander ce que l'on fait là, à poursuivre cette chimère des ascensions de sommets de plus de 3000 mètres (bon, seulement pyrénéens, sinon ça risque d'être long...). Oui, parfois, c'est un peu ridicule mais bon, c'est comme ça. Et puis, après une assez longue montée, parsemée d'éboulis, on arrive à un col (ici celui de Pondiellos) et alors on se dit que finalement c'est un bon moyen de connaître les Pyrénées car peut-être ne serais-je jamais venu ici. Alors on trouve la vue sur le pic du Midi d'Ossau, au fond, magnifique et la quantité de neige sur les lacs (ceux de Pondiellos) peut nous faire rappeler que finalement en cette saison, à cette altitude, il fut un temps où c'était un peu plus normal. Le réchauffement climatique a fait changer nos repères.
Photo 4 : Depuis le sommet, vue sur le Garmo Negro (3051m) et de part et d'autres les pics Argualas (3046m, à gauche) et Algas (3036m, à droite). En se tournant, les Balaïtous, Vignemale et massif de Gavarnie se détachent, mais l'heure était assez  matinale (oui, il faut quand même se lever tôt pour être tranquille par ici) et, pour les 2 derniers, les prises photographiques en contre-jour n'ont rien donné... Il est donné 3h45 pour monter au sommet.